dimanche 25 novembre 2012

Notre Dame des Landes (si vous avez raté le début)

Une étude indépendante remet en cause le projet NDDL

L’étude indépendante demandée par le collectif des élus contre l’aéroport (CeDpa) montre une nouvelle fois l’étendue de ce grand projet inutile. Quels sont les points intéressants qui soulignent les fautes dans la Déclaration d’Utilité Publique de 2008 ?

À la demande du collectif d’élus opposés au projet de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, un cabinet d’études européen indépendant nommé CE-Delft a analysé la solidité économique de l’étude menée lors de la Déclaration d’Utilité Publique ; puis comparé les deux projets,  le réaménagement de l’aéroport Nantes Atlantique et la construction du nouvel aéroport.

Des procédures administratives incohérentes

Une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) a été décrétée en février 2008 suite à une enquête publique qui présente de nombreuses zones floues. Lors de l’enquête publique, 80 % des contributions faites aux sept enquêteurs étaient opposées au projet. Cependant, l’enquête s’est quand même avérée positive pour déclarer une DUP. Sur les sept enquêteurs qui ont fait le travail, deux ont abandonné leur position avant la fin de la commission d’enquête. L’enquête amenant à la DUP n’a donc été signée que par cinq enquêteurs. En 2010, les enquêtes parcellaires ont continué et en 2011 la concession de ce futur aéroport a été donné à Vinci. En juin 2012, les enquêtes sur la gestion des eaux et les zones humides seront lancées et avant 2014 les études environnementales, foncières et archéologiques.

Lors de la DUP, l’ACIPA a déposé cinq recours au Conseil d’Etat pour annuler la procédure. Ils ont été rejetés sans motivation. Afin de poursuivre les recours juridiques, la Cour européenne des droits de l’Homme a été saisie par l’ACIPA en 2010. La Cour européenne a pour traiter la demande et faire en sorte que l’État français motive ses rejets. Parallèlement, trois recours sont en cours depuis la publication du cahier des charges au Tribunal Administratif de Nantes. Tous les recours ne sont pas suspensifs.

Par ailleurs, le projet était condamné par le Grenelle de l’environnement en 2007 qui dans ses lois ne prévoyait  pas d’augmentation de capacité aéroportuaire. Le projet Notre Dame Des Landes est multiplié par trois. Jean Marc Ayrault et François Fillon ont fait pression disant que cet aéroport serait le premier aéroport HQE et qu’il n’était ici que question de transfert, donc le projet de NDDL ne rentre pas dans le cadre des lois du Grenelle.

Entre pressions et soutiens politiques, les choses bougent


Le projet est aujourd’hui compris partout en France mais également en Europe. En 2009, le CeDpa a été créé. il regroupe 1000 élus opposés au projet, 500 élus des Pays de Loire et 500 élus de la France entière. En 2011, ils se sont constitués en association pour financer l’étude indépendante publiée depuis le mois d’octobre dernier. Il entend bien faire pression pour faire bouger les politiques. L’ACIPA quant à elle regroupe 42 associations, partis et syndicats qui se réunissent tous les mois. Des comités de soutiens se développent partout en France et un collectif de pilotes de Nantes Atlantique a rejoint le mouvement. Tous travaillent avec des géographes à dénoncer le projet et mettre en avant une « métropolisation » à outrance. De plus en plus d’actions sont organisées, des installations de jeunes en maraîchage entendent bien rester sur la commune et une opération « citoyens vigilants » est mise en place depuis trois ans. Il s’agit de deux personnes par jour qui stationnent devant les bâtiments importants de Nantes : la préfecture, le siège du Parti Socialiste, de l’UMP, le CG…

L’argument de la saturation de Nantes Atlantique ne tient pas

Michel Tarin explique qu’« au niveau des passagers il y a bien une augmentation du trafic. Depuis 2004, notamment l’arrivée des compagnies low-cost, on est à 3,3 millions de passagers par an ». Néanmoins ce qui sature un aéroport ce n’est pas le nombre de passagers mais le nombre de mouvements c’est dire de décollages et d’atterrissages. Nantes Atlantique stagne à ce sujet depuis dix ans. « Ce sont les avions qui aujourd’hui sont plus remplis qu’avant puisqu’en 10 ans on est passé de 40 à 80 passagers par avion » ajoute-t-il. La particularité de Nantes Atlantique a été qu’il y a eu une augmentation très importante des vols charters vacances, c’est une des principales plateformes qui accueillent le plus d’évolution dans ce sens-là.

À ce propos, l’étude du cabinet CE-Delft propose un comparatif des aéroports. En surface, l’aéroport de Nantes avec ses 320 ha est dans la moyenne internationale, sa piste de 2 900 m de long est la même que celle de l’aéroport de San Diego aux États unis. Sur ces pistes qui font la même taille, on traite à San Diego 223 000 mouvements annuels alors qu’à Nantes on traite à ce jour  42 000 mouvements. San Diego traite 17 millions de passagers par an quand Nantes Atlantique peine à traiter 3,3 millions de passagers. Michel Tarin explique « La longueur de piste par ailleurs ne veut pas dire grand-chose. À Gatwick, le deuxième aéroport de Londres, la piste fait 3 200 m, et bien un A380 ne peut pas décoller sur une piste a pleine charge. On y traite pourtant 280 000 mouvements avec 35 millions de passagers par an sur 270 ha ». Nantes Atlantique peut accueillir encore jusqu’à 200 000 mouvements, même si ce n’est pas souhaitable, sans problème technique majeur. Il ajoute que le projet de Vinci à Notre-Dame-des-Landes, aujourd’hui modifié par rapport au projet initial, compte deux pistes de 2 900 m qui ne pourront pas accueillir d’A380. Souhaitons nous refaire un aéroport à l’identique qui ne sera de toute façon jamais un grand hub intercontinental ? NDDL nécessite 940 ha pour la plateforme aéroportuaire, mais la DUP compte 1 650 ha. Ce sont plus de 2 000 ha de terres agricoles qui sont menacés !

L’avenir du transport aérien en question

« Lors du débat public en 2002, le baril de pétrole était entre 30 et 40 dollars, aujourd’hui c’est autour de 125 dollars le baril » souligne Michel Tarin. Par ailleurs, depuis 2007, même les compagnies aériennes se lancent dans le transport ferroviaire. Air France depuis cinq ans a fait le choix du TGV et l’a déjà mis en place sur le Thalys Nord au départ de Paris. L’objectif est de desservir un maximum de voyageurs sur les trois grands hubs européens, que sont Paris Roissy, Londres et Francfort, par le train. La société gagne 35 % de ses mouvements avec le TGV en doublant en même temps son nombre de passagers à l’intercontinental. C’est sur ce constat que le gouvernement anglais a choisi de ne plus agrandir l’aéroport d’Heathrow (qui compte deux pistes de 3900 m et 3600 m), 72 millions de passagers par an et 560 000 mouvements.

Construire un aéroport sur une zone humide et des terres agricoles

Certains politiques ont décidé que la perte des terres du bassin Notre-Dames-des-Landes n’était pas très grave car ce n’était « que de la lande ». Cela rappelle vaguement les propos de certains ministres d’Etat quand on parlait de faire un camps militaire dans le Larzac, un « désert agricole » à l’époque ! Mais le bassin de Notre-dame-des-Landes est le principal bassin laitier de Loire Atlantique, une zone d’élevage et de production qui verrait la suppression de près de 500 emplois si le projet arrivait à terme. Les documents officiels de la DUP prévoient 39 exploitations dont 15 fortement impactées. Ils n’ont même pas prévu la disparition des exploitations qui se trouvent au milieu de la future piste. à l’époque de l’étude, il y avait 82 exploitations, pour certaines impactées de façon très minime, entre 15 et 18 disparaissent car elles sont sur les pistes mais une cinquantaine d’autres vont disparaitre car elle n’auront plus de capacité économique pour fonctionner. « Quand vous perdez le tiers de votre surface d’exploitation, ce n’est pas rien ! » souligne Michel Tarin. La perte des terres agricoles augmente d’ années en années, la Loire Atlantique est un département pilote sur l’artificialisation des sols, 2500 ha de terres sont perdus depuis 15 ans.

Cette partie d’aéroport se trouve complètement sur des zones humides, le travail de repérage fait par les porteurs de projet a dénombré 98 % de la surface en zone humide. Pourquoi 98 % et pas 100 % ? car ils n’ont pas pu sonder les routes sous les maisons et les stabulations des fermes. NDDL est un plateau avec deux bassins versants, la Loire d’un côté et  la Vilaine de l’autre. Un projet de ce type sur un château d’eau va poser énormément de problèmes car il va falloir faire des compensations. Le projet se retrouve sur la deuxième périphérie nantaise. En 1970 il y avait 12 000 habitants sur les 12 communes, en 2005 il y en avait 53 000 (dernier recensement), aujourd’hui on est aux environs de 55 000 habitants. « On déplace un aéroport qui se trouve à sept kilomètres de Nantes pour le placer à 17 km au Nord de Nantes. Tous les ponts sont bouchés au nord et on souhaite encore saturer le nord ? Quel aménagement souhaitons nous ? » souligne Michel Tarin.

Une deux fois deux voies viendra couper la campagne entre Nantes et Rennes, et un périphérique supplémentaire va être mis en place. Le sud de Nantes qui a peu d’activité va encore être le laissé pour compte. Les géographes sont très remontés sur le renforcement de l’axe Nantes-Rennes car selon eux cela devrait plutôt être un axe Nantes-Saint-Malo.

Vinci, la grande surface de l’aéroportuaire

Vinci a été choisi comme concessionnaire en 2011 pour Nantes-Saint-Nazaire. Il faut savoir que la société gère également Quimper, Dinard, Rennes, Angers. Actuellement, elle est en pourparler avec Lorient. Tous les aéroports du grand ouest vont être sous la coupe de Vinci.  Il y a aujourd’hui 14 aéroports commerciaux dans le grand Ouest et 147 en France. En comparaison, en Allemagne il y en a 49 et en Grande Bretagne 37.

Un financement revu à la hausse pour les collectivités, à la baisse pour Vinci

En novembre 2010, le projet est  passé de 16 % de fonds publics à 44 %. Lors de la DUP, le concessionnaire, alors inconnu, devait prendre en charge la totalité du projet et l’Etat le barreau routier qui correspondait à 16 % de fonds publics. En 2011, lors du choix du concessionnaire, Vinci devait apporter 400 à 500 millions au projet. Néanmoins, comme le projet coutait plus chère qu’annoncé dans de la DUP, L’Etat est passé de 91 millions à 138 millions, et les Collectivités Locales qui ne finançaient rien apportent leur contribution à hauteur de  115 millions d’euros. Le coût du projet est estimé à 554 millions d’euros sans taxi-voie. De plus l’aéroport n’est plus conçu pour neuf millions de passagers mais pour quatre millions, c’est à dire le même nombre que dans l’aéroport actuel.

« La seule chose qui a augmenté ce sont les places de parking de Vinci ou il y avait à la base 7000 places et dans le projet de Vinci il y en a 10500 ! » ajoute Michel Tarin. Le plus grave c’est qu’en septembre 2010, les collectivités ont du voter le budget sans connaitre aucun chiffre puisque le cahier des charges n’a été donné qu’en février 2011. Le concessionnaire ayant été nommé en janvier 2011. Vinci en 2011 s’est désengagé au niveau financier puisqu’il ne met plus que 310 millions d’euros au projet. Mais d’où sortent les 310 millions d’euros de Vinci ? Le nombre se décortique en trois parts :

- 100 millions d’euros c’est le résultat du bénéfice fait sur Nantes Atlantique entre 2010 et 2017.

- 100 millions d’euros empruntés sur les marchés financiers cautionnés par les collectivités locales, c’est écrit en noir sur blanc dans le cahier des charges

- 100 millions d’euros des actionnaires de Vinci avec un rendement annuel de 12 % imposé.

Une étude économique biaisée par des erreurs de calcul volontaires La loi d’orientation sur les transports intérieurs du 30 décembre 1982 (LOTI) oblige à démontrer que ce que l’on réalise est un bénéfice pour la Société. Une étude correcte doit donc comparer plusieurs projets d’infrastructures et envisager des solutions alternatives. Rien de tout cela n’a été fait par les porteurs du projets.

Les principales erreurs de calcul et les omissions sont :

- aucune réserve n’a été faite pour le dépassement de coût éventuels de construction alors que la moyenne européenne est de 40 %. L’étude est restée aux coûts de 2006.

- la construction du tram-train estimée à 150 millions d’euros n’est pas prise en compte alors que ses effets sont inclus dans le calcul de bénéfices pour la société Vinci

- les valeurs prises pour l’heure de transport économisée en 2025 sont fausses et estimées à 98 euros de l’heure en 2025 alors que le Comité Directeur des Transports les estime à 20 euros de l’heure.

- la concurrence du TGV n’a pas été prise en compte, ni la gestion de l’eau, ni les coûts minimisés sur l’environnement

- l’augmentation du baril de pétrole n’a pas été répercutée sur l’évolution du nombre de passagers

- le Plan d’Exposition au Bruit établi pour 10 ans, celui de Nantes Atlantique date de 2004. Le plan de 2004 est pour 3,5 millions de passagers et 110 000 mouvements. Or, en 2012, nous sommes à 42 000 mouvements par an. Toutes nouvelles constructions dans une zone PEB est impossible.

- l’étude estime 1000 emplois créés par million de passagers, sauf que ce sont  les statistiques des trois grands hubs internationaux (qui comptent également le fret : 80 % du fret international est transporté dans les soutes des avions de ligne) qui ont été prises en compte. En France, pour les aéroport régionaux la norme est de 256 emplois par million de passagers.

Au final, alors que l’étude de la DUP compte un bénéfice positif entre 600 et 700 millions d’euros pour la collectivité, l’étude indépendante du cabinet CE-Delft ressort un « bénéfice négatif » entre 90 millions et 600 millions d’euros selon les différents scénarios envisagés. L’étude des porteurs de projets ne comporte aujourd’hui pas de scénario prudent et mise sur une baisse des coûts de l’aviation. Ce qui est peu probable aujourd’hui ! Changer l’orientation de la piste de Nantes Atlantique, qui est une alternative, correspondrait à 100 millions d’euros de bénéfices globaux pour la société, permettrait également d’avoir des A380 et de ne plus survoler Nantes et les grandes agglomérations. CQFD…


plus d’infos : http://acipa.free.fr/Plus/Documents/documents.htm


mercredi 12 septembre 2012

Jean vincent placé soutient les quelques opposants à Nonant Le Pin ?

Ah, ben j'ai vu vite fait les déclaration de ce monsieur jv placé sur France 3....

Vrai, les nimby sont bien représentés : la preuve ils ont désormais un sénateur avec eux !!!

Que dit Jean Vincent Placé au sujet du centre d'enfouissement de GDE à Nonant Le Pin... Il dit que toutes les expertises ont été faites n'importe comment, que la signature de la ministre précedente, parce que c'est la précédente n'est pas valide, que le dossier a été fait en dépit du bon sens... J'imagine que tous les gens qui se sont penchés soigneusement sur ce dossier depuis des années (à commencer par les experts de l'Etat) vont apprécier, en fait, ils ne le savaient pas mais ils travaillent tous en dépit du bon sens, heureusement que ce brave type de Placé est là pour le dire....

Ah le beau nimby que voilà ! Pour mémoire un nimby est un gars, ou une fille, qui ne s'intéresse pas à la connaissance et aux dossiers : seule compte les idées toutes faites, le rejet systématique et surtout la grande puissance du nimby : l'exagération !

Ah il devrait se méfier ce pauvre Jean Vincent Placé parce que à force de raconter n'importe quoi il va se faire Déplacé...



Jean Vincent Placé est du coup l'idole des Nimby !

Il manquerait plus qu'il soutienne l'aéroport de Jean Marc Ayrault : Notre Dame des Landes !  Un peu de patience ça va venir au rythme où il est....




lundi 10 septembre 2012

Pour tous ces gens qui font parader les enfants sur les méga-tracteurs

C'est un pote qui vient de m'envoyer le lien...

Faire parader les enfants sur méga tracteurs du crédit agricole c'est bien... Et quand vous voulez les emmener à la mer, vous venez à La Baule ou sur le littoral atlantique, breton, normand...



Bonne vacances les nimby ! et n'oubliez pas, les médicaments, les traitements, les allergies tout ça favorise la croissance !

Faut que je parle de l'eau de vittel mais là j'ai pas le temps, je suis encore dans les brebis...

mardi 21 août 2012

Nonant le pin, nouveau royaume des nimby

Il fut un temps mon ami Hamel qui m'a aidé à construire ce film sur les nimby qui n'en finit pas de finir avait, sur son blog un compteur de production de déchet en temps réel de notre pays à nous les français...

Bon,

Nous en sommes toujours à 320kg par an et par personne enfants et vieillards compris !

Nous en sommes toujours à rouler dans des 4x4 flambant neufs

Nous en sommes toujours à manger des tomates en décembre même bio !

J'en découvre tellement de choses avec le film sur les brebis dont je termine le premier montage que de me tourner vers les nimby, ça me détend (sourires)

Alors quand je vois toute cette population qui s'oppose à ce que l'on vienne trier leur poubelles près de chez eux, je me marre !

C'est un festival d'arguments : les terres agricoles d'abord !

Ah ! mais reveillez vous les nimby !

Si l'Europe ne mettait pas son veto, les agriculteurs que vous fantasmez à cause de la pub à la télé seraient les premiers à planter des OGM à coté de chez vous !

Vous défendez un monde qui fera crever vos gosses et ça vous choque pas ?

Incorrigibles nimby !

Incorrigible Nimby qui en ces circonstances sont pires que des moutons à s'agiter devant des images qu'ils ont gobé depuis tout petit... Ahhh la disneysation du monde est bel et bien une réussite...

Bon, comme pour les OGM et le fameux maïs 810 que l'Europe continue de refuser à Monsanto alors que les agriculteurs les demandent pour faire du fric, plus de fric encore à faire bouffer de la merde à tous ces nimby, à faire crever les sols morts depuis si longtemps... A se servir des subventions pour acheter encore et encore plus de terres pour que les rares bio, petits agriculteurs, ne puissent jamais leur prendre des parts de marchés !

Les mêmes ont été capables durant des années, non contents de filer des céréales aux herbivores (hey les éléveurs de Nonant pourquoi vous donnez pas du maïs à vos chevaux ??? Hein ???), donc non content de cette bétise ils leur ont donné de la viande sous la forme de farine animale ! Oui les mêmes, ceux là que dans un jour d'été avec les gosses qui rient sur les tracteurs vous prétendez défendre !

Parlez en à mon pote Hamel, les farines animales il connait par cœur !

Et encore si je vous disais ce que je sais de Charal et de ce qu'ils livrent à MacDo, mais, non suis je bête, les nimbys ça envoient les gosses chez macdo pour le happy meal !

D'ailleurs cette belle action escargot du mois de juillet avec toutes ces photos d'enfants on dirait une pub pour Mac Do, vous trouvez pas ?








Revenons à nos moutons....

les nimby ne veulent pas de leur poubelle près de chez eux, ne veulent pas que quelqu'un s'en occupe pour eux près de chez eux ! Incroyable mais vrai !

Les nimbys sont fiers de la France qui est une sorte d'union soviétique qui aurait réussie tellement il y de fonctionnaires pour tout (et pour l'environnement c'est le délire le nombre de normes, de décrets, de procedures, de clis, de certifications, de déclarations pour faire respecter un code de l'environnement qui tient du mille feuille de compêt) tous ces fonctionnaires au service des politiciens qui ne veulent pas que ça pête près de chez eux parce que sinon adieu le maroquin et les poignées de main sur le marché le samedi matin.

Alors les nimbys ils aiment savoir que tout est contrôlé, vérifié, sécurisé, mais quand il est prévu de mettre, avec l'accord de tous ces fonctionnaires experts à l'année traquant le défaut comme des maniaques (oui, on en connait tous), une poubelle, leur poubelle, près de chez eux, là les fonctionnaires sont tout évaporés, leurs études, leurs coté maniaques (pour certains), leur parano entretenu souvent par les politiciens n'existent plus, néant, que nenni, plus rien...

Il n'y a plus qu'une grosse et méchante poubelle que l'on montre aux enfants en disant touches pas, regardes pas c'est sale !

C'est très bête parce que ce n'est pas si sale que ça (en tout cas moins que les stations d'épurations qui pourtant elles aussi sont devenus très propres), c'est très bête parce que du coup le nimby se trouve de la famille chez les autruches....

Nonant le pin : les haras ont décidé de laisser tomber les chevaux pour les autruches ! 

Mine de rien, quand c'est pas la tête dans le sable à coté de la poubelle, ça court drôlement vite une autruche !

Alors pour vous calmer les nimby j'ai trouvé ça :


pas mal hein ? ça date de 2010

C'est pas vieux ! Bon je sais bien un nimby ça lit pas ça réflechit pas, c'est bête parce que justement il va bien falloir lire d'ici la fin de ce post

Allez, maintenant allez voir ça (c'est de cette année)

Sita Suez Environnement, de la suite dans vos déchets

Alors, elle pas belle ma poubelle ? Allez, une petite pensée pour tous ceux que ça occupe, y a pas que des fonctionnaires même si ils sont nombreux, y a des cabinets d'études (comme ceux que connait bien mon pote René Hamel), des employés sur place, des emplois induits jusqu'aux visites pour les enfants et les vieux...

Alors qu'on nous rabat les oreilles de la désindustrialisation ben là au moins de s'occuper de notre poubelle à coté de chez nous ça file du boulot au petit...

Bon je sais pas trop ce que que va faire guy dauphin environnement sur ce site à part ce qu'en dit le maire (qui lui, discute avec les fonctionnaires) parce que les nimby font trop de bruit en racontant n'importe quoi (Ah Cher Disney, si t'avais pu prévoir que tu polluerais autant les cerveaux, non je suis méchant avec toi Walt, en vrai, c'est de la faute à Eisner...)

Je me dis juste, comme nous l'avons vécu à nantes avec derichebourg que ce sera de toute façon tellement surveillé, que ça l'est déjà tellement, depuis le début, que ça ira bien au final... A nantes, même l'incendie craint qui a eu lieu n'a pas viré catastrophe, derichebourg à mis 150 000 euros sur la table pour équiper son installation de capteurs thermiques et de jets d'eau dès qu'il fait chaud et pis c'est tout...

Bon allez, là il est tard je vous parlerais des poubelles de Vittel et de Contrexeville dans un prochain post quand j'aurais besoin de me marrer devant mon écran au lieu de me consterner...

Allez, à la bonne vôtre !



PS/ J'ajoute que je rigole bien de constater combien parmi les blogs et sites de nimby qui s'opposent à la gestion de leurs poubelles près de chez eux (feraient mieux de militer pour qu'on les envoie sur la lune puisque en espagne, en grèce ou dans le kosovo ça ferait désordre) font la part belle à toute cette publicité qui ne cesse de nous faire produire des déchets en consommant toujours plus de produits...

Quoi ? la pub produit des déchets ? Pas possible disent les nimby qui continuent de manger des tomates bio en hiver et des fraises dès le mois de février, des steaks dégueu à 4000 litres d'eau des nappes phréatiques le kilo... Trop drôle !










dimanche 19 août 2012

Un petit film pour les vacances, histoire de se mettre dans le bain de m... dans lequel tous les nimby aiment patauger pour faire semblant de vivre ensemble (alors que c'est juste pour être sur la photo)



Bon film !

vendredi 20 juillet 2012

Nonant-Le-Pin / Saint-Escobille / Nozay /....

Tiens un nouveau venu dans la liste des champignonnières de nimby : Nozay...

L'entreprise Charier (Travaux publics) a un beau projet voir ici

Aussitôt une association s'est montée contre cette initiative...

Allez faire un tour sur les commentaires et les propos généraux : un florilège de réaction nimby de premier choix (je ne veux pas vivre à coté d'une décharge !)

Cette association a le mérite de présenter ses excuses pour avoir édité une plaquette (sic!) qui affirmait que le projet était un projet seveso...

Du même tonneau (mais sans excuses cette fois !) ces nimby illustre le porjet de décharge de déchets industriel avec cette photo qui est clairement une image de décharge des années 80 où les mouettes viennent manger les ordures ménagères éventrées à ciel ouvert....

On se demande ce qu'à fait l'éducation nationale pour que tous ces gens puissent se montrer aussi peu respectueux de la réalité de ce qu'ils ont à dire pour pouvoir décider.... Quoi l'éducation nationale n'a pas vocation à combattre la bêtise ? Aahhh l'éternel débat débile des français au sujet de la tête bien pleine ou de la tête bien faite des écoliers...

Bref, en fait il est clair que tout le monde veut consommer, avoir un emploi et consommer encore et encore (je rappelle que nous sommes toujours à 320kg de déchet par an et par personne en France et je ne sais même pas si ce chiffre de l'ADEME inclus les déchets industriels, vous savez tout ce qui fait que l'on vit comme on le fait grâce aux entreprises....)

Qui m'a dit "la réaction nimby est curieuse, elle prends toujours le porteur de projet comme le méchant, si les politiques ou les experts après analyse, accepte le projet, les nimby les accuseront d'être vendu et serotn donc rangés parmi les méchants" ?

Un expert en nimby m'a dit cela... Bon d'accord mais alors que fait on de tous nos dechets ?

Je suis certain que si quelqu'un avait le courage et l'argent de faire un sondage dans les territoires ruraux avec uniquement trois questions :

- un projet de centre d'enfouissement de dechets non dangereux (sans dire si ce sont des ordures ménagères ou des déchets industriels ce qui n'est pas du tout la même chose quand on voit ce que l'on jette dans nos sac gris de cuisine et ce qu'un chantier de construction génère comme déchets) est prévu à coté de de chez vous, etes vous à priori d'accord ou pas d'accord ? Oui ou non ?

- pensez vous que les normes techniques imposées à ce type de projets sont suffisantes pour en garantir la bonne tenue dans le temps ? Oui ou non ?

- seriez vous d'accord pour que finalement la france envoie tous ses dechets à l'étranger afin de préserver la qualité de son territoire ? Oui ou non ?


La réponse à la troisième question serait extrêmement intéressante....

Je me souviens de ces gosses au nigeria qui vivent sur les décharges et y font bruler tout ce qu'ils trouvent afin d'en récupérer le cuivre... Conscients les gosses... En retournant un des milliers d'ordinateurs au rebut ils montrent une étiquette "Barclay's bank property" et expliquent : vous en europe vous êtes tous passez aux écrans plats alors voilà....

La Barclay's bank....

Elle est pas belle la vie ?

Cela ne nous dit toujours pas ce que nous allons faire de tous ces dechets si à chaque fois qu'un projet pour s'en occuper est refuser par ses riverains....

Et attention, ce n'est pas un calcul savant sur des probabilité de maintien du prix du pétrole, de l'augmentation de traffic aérien sur les 30 ans qui viennent dont on parle (le pétrole dans 30 ans ca donne quoi ?)...

Non, c'est chaque jour que nous achetons des choses, que l'on produit des déchets, il faut bien les mettre quelque part....

Ah, c'est si beau la croissance qu'on nous vend à longueur de journal télévisé.... On se croirait à Rio...

D'ailleurs... Si tu vas à Rio.... N'oublie pas de monter là haut....










mardi 17 juillet 2012

quelque chose de pourri au pays des blogs écolos...

Je viens de lire ceci sur le blog d'un de mes amis (que je salue au passage ;-)
Contrairement à moi, Lucky lit libération....

Je reproduis ici son dernier billet que vous trouverez dans son contexte ici

Suez-Lyonnaise des eaux et manipulation de l’opinion – Procédés de barbouzes contre la démocratie – Vae Solis – Gestion de l’eau – Communication de crise.

Imaginez qu'en région parisienne, un blog écologiste s'insurge contre la trop faible qualité de l'eau potable distribuée par un syndicat intercommunal local. Vous lui feriez sans doute spontanément confiance.

Et puis vous perdez vos dernières illusions en apprenant brutalement :

Que ce blog exagérait sciemment, n'étant que le sous-main intéressé d'une « opération noire » visant à déstabiliser l'élu Gabriel Amard (Front de gauche) qui a remunicipalisé récemment l'eau de ces communes de l'Essonne, Grigny et Vitry-Châtillon, après un référendum populaire victorieux.

C'est alors que vous aurez le choix entre deux attitudes liées à deux conceptions du monde :

1 - En tant que personne responsable attachée à une vision « bisounours », transparente, heureuse et positive du capitalisme financier, vous rejetez cette hypothèse déplaisante pour vos préjugés, que vous déqualifiez par avance comme « théorie du complot », juste valable pour des âmes déraisonnables et extrémistes. Non, il ne sera pas dit qu'il existerait des truqueurs et des profiteurs-manipulateurs !

2 - En tant que démocrate se souvenant des leçons de l'histoire, vous savez que si la plupart des hypothèse conspiratrices sont fantaisistes et lamentablement connotés (La Nasa n'ayant jamais découvert la Lune, Hitler toujours pas mort, les juifs new-yorkais soi-disant prévenus de l'attentat du 11 septembre, et autres sornettes fascistoïdes, etc), il n'en reste pas moins que le capitalisme n'est pas un mode de vie transparent, et que les pouvoirs économiques et politiques se réservent souvent des zones d'ombres, avec des intentions déguisées et des stratégies occultes, bref, des ressorts intéressés cachés au public.

Alors, complot ou pas complot ? 
Toute l'affaire est racontée par le détail sous la signature de Renaud Lecadre, dans Libération d'avant-hier samedi 14 juillet 2012, page 14,
http://www.liberation.fr/economie/2012/07/13/la-com-croupie-de-la-lyonnaise-des-eaux_833293

après des révélations fracassantes parues auparavant sur le site Marianne2.fr.

C'est ainsi qu'on apprend que ce retour de l'eau potable au service public à but non lucratif dans deux communes du département de l'Essonne avait fâché si fort la Lyonnaise des eaux (filiale de Suez environnement), qu'elle avait chargé un cabinet de communication, Vae Solis, spécialiste en « communication et gestion de crise » (maintenant, on se méfiera de ces urgentistes qui nous veulent du bien) de « discréditer » cet élu local (le mot « discréditer » était dans le contrat), avec des méthodes qui évoquent celle des barbouzes : d'abord une « communication d'influence » auprès de journalistes spécialisés par le lobby de l'eau (méfions nous toujours des journalistes « embeded »), puis la création de ce fameux blog pseudo-désintéressé sous un titre aimable de défenseur de l'environnement, puis encore une « republication de son contenu sur les réseaux sociaux », à force de tweets massifs, puis enfin la rédaction de « notes blanches » (on croyait ce terme réservé aux services secrets) « afin de ne pas exposer la Lyonnaise des eaux », à l'intention de figures de la droite locale, ce qui signifiait la « médiatisation spontanée » (sic) d'un député UMP du cru, à hauteur de 65 000 euros, auquel s'ajouterait « 45 000 euros » de « success fee » si ce joli travail clandestin parvenait à empêcher de parachever la remunicipalisation de l'eau (par un rattachement au réseau public d'eau le plus proche, celui de Paris). 

Par « success fee », il faut comprendre « rémunération à la commission, proportionnelle au résultat », cette possibilité contractuelle qui a déjà précipité le monde des avocats français dans les pires risques déontologiques, sur le modèle anglo-saxon. 

J'espère que vous serez heureux d'apprendre qu'une commission de « success fee » peut fort bien s'appliquer également à un cabinet de réduction de coûts, qui se paiera ainsi sur le chiffrage des économies réalisées à court terme (le premier qui pensera : massive précarité intéressée et licenciements d'aubaine, désorganisation fatale, prime au remembrement... celui-ci se verra aussitôt infliger l'accusation d'adepte de la stratégie du complot...). 

Et pourquoi pas des « success fee » pour les gangs de tueurs à gages ?

Maintenant, il faut évoquer ici ces patrons de lutte de classe (ça existe encore ?) qui peuvent en arriver à violer les droits constitutionnels en implantant des espions au sein des syndicalistes de leur entreprise :

http://lucky.blog.lemonde.fr/2012/04/19/techniques-patronales-pour-espionner-et-destabiliser-les-implants-dans-les-syndicats/

Quoi qu'on en dise, il est quand même bien satisfaisant pour leur tranquillité que ces employeurs puissent également faire appel à des cabinets de crise tels que Vae Solis, afin de manipuler les élus locaux et les journalistes, acheter les uns, neutraliser les autres s'ils se montrent dangereux.

Maintenant, que rajouter pour finir ?

- Ces deux dernières nouvelles navrantes, dont nous vous laissons le choix de hiérarchiser la gravité :

L'une pour préciser que ces révélations ont fait vraiment mauvais effet, si bien que selon Libération, l'image de la Lyonnaise-Suez est salement écornée, au point qu'elle s'est sentie obligée de se disculper du contrat passé avec le cabinet Vae Solis, en condamnant une déplorable « initiative locale et isolée » (re-sic).

On ne demanderait qu'à y croire, s'il n'y avait pas la suite.

Car l'autre information vient pour rassurer les chaumières à propos du directeur général de Vae Solis, monsieur Antoine Boulay, et « pilote » de toute cette opération, car il vient d'être heureusement promu à de nouvelles fonctions.

Déjà membre du QG de Ségolène Royal en 2002, cet excellent communicant vient d'être désigné chef de cabinet et conseiller personnel du nouveau ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll, après avoir été (toujours selon Libération) membre de la campagne présidentielle de François Hollande comme « conseiller pour l'opinion ». 

Rien que cela !

Nul doute qu'un garçon aussi dévoué et débrouillard saura mettre tous ses talents au service des paysans et des consommateurs, contre les abus de pouvoir du lobby agro-alimentaire ! 

C'est sur ce doux espoir que nous retournons à nos rêves estivaux de bisounours.

signé Lucky"

l'article de Marianne est ici
la réaction de vae solis le fameux cabinet mandaté par suez environnement est

Alors, les pasresponsables, les nimby, les experts de tout poils qu'est ce que cela évoque pour vous ?

Nous nous souvenons des yes men dont le job commença par un blog et se termina par une chute historique de l'action de dow chemicals afin de montrer au monde entier le cynisme du capitalisme tel qu'il est pratiqué par cette multinationale qui fut responsables, sous le nom de union carbide, de la tragédie de bhopal en inde.




vendredi 13 juillet 2012

Un petit tour du coté du nucléaire

quelques articles récents permettent de prendre un peu de recul sur les projets d'enfouissement de déchets (à Nonant-le-pin ou à Saint-Escobille la comparaison des projets mériterait un article à elle seule tant les disparités d'approche en terme de géologie et de technologie sont criantes).

A Nonant ce qui est à l'œuvre c'est bien l'esprit nimby associé à l'esprit clochemerle le tout manipulé par de prétendus experts qui racontent n'importe quoi sous la bienveillance de façade des politiques qui encadrent les réunions comme le roi préside l'assemblée de ses sujets...

A Saint-Escobille le dossier est très différent, alors que les produits à enfouir sont très mélangés (à l'inverse de Nonant) les arguments de l'industriel à ce sujet font peur comme la situation géologique qui n'a rien a voir c'est à se demander pourquoi personne à Nonant n'évoque Saint-Escobille ? A titre de comparaison....

Et c'est quoi ce fantasme de non production de déchets alors que la réalité montre qu'en dépit des déclarations ils demeurent en augmentation ? Mama mia !!!



Aller, va pour le nucléaire :

L'article qui fait beaucoup parler est celui de Michel de Pracontal sur médiapart à lire ici
sans oublier les commentaires qui sont d'une pertinence salutaires

enfin il y a ça aussi :



Qu'ils soient issus de l'industrie civile, militaire, de recherche ou médicale, ce rapport procède à l'inventaire des déchets nucléaires en France : plus de 1,3 million de mètres cubes de déchets nucléaires en tous genres étaient stockés en France fin 2010, un volume appelé à doubler d'ici à 2030.

Ainsi : "De 1,320 million de mètres cubes fin 2010, le volume global de ces déchets pourrait en effet atteindre 2,7 millions en 2030, selon les nouvelles prévisions. "En France, la production de déchets radioactifs représente l'équivalent de 2 kg par an et par habitant", souligne l'Andra dans son rapport."

Lire ici l'article publié sur le site du Monde, le rapport de l'Andra est disponible en cliquant ici.

Article complémentaire (site du Monde) : "43 sites pollués par la radioactivité recensés en France" en cliquant ici !

Sur france-info également : "Deux fois plus de déchets nucléaires d'ici 2030 en France"

Ainsi qu'un article publié sur le site "enerzine.com", qui parle également des déchets nucléaires jetés dans la mer.... : "Des sites contaminés par la radioactivité près de chez vous ? "

mercredi 27 juin 2012

Notre Dame des Landes... les 4x4 de Nonant-le-pin

Un bel article sur un sujet que pourtant tout le monde semble connaitre...

A lire ici sur le site de Arrêt sur Image (en lecture publique)

Pour beaucoup en entendre parler par ici là où je vis je ne retiens qu'une chose de ce projet : la vision du monde qu'il traduit...

Vision du monde que j'aimerais bien partager, mais je peux pas, je crois plus au local, à l'innovation, à la technologie, à la nature, à la mesure, au recyclage, aux maisons passives, à l'éducation, à la science.... (oui oui Malthus et l'innovation dans tous les domaines - écologie, social, économies, éducation, finance, oui je rêve...)

La croissance à tout prix à ceci de paradoxale qu'elle met en péril la raison même de quasiment tous nos efforts de vie : nos enfants.

Ce midi à la radio un énième sujet sur l'effondrement du monde avec à la clef cette question étonnante : dans 20 ans, plus de poissons dans les océans, plus de terre cultivable (ou digne de l'être), un temps trop long pour les politiques pas responsables, pourquoi ne pas réformer le temps de politiques ? Quelle étrange question... A la suite vint une litanie sur le manque de moyens etc...

Mediapart considère que la hausse du smic est une triple faute politique...

Et toujours pas un mot pour nos enfants...

Des efforts considérables pour trouver des informations synthétiques issues d'un travail de journalisme digne de ce nom (lire médiapart, fakir, monde diplo, revue XXI, le canard enchainé)
et au final qu'est qu'on va raconter à nos enfants quand ils seront grands ?

Un bel aéroport aussi désert que celui de Nantes aujourd'hui ? Des scandales financiers, les mêmes que ceux du canal de panama ou ceux de la mise en place des chemins de fers français (oui, j'étudie cela pour un film en ce moment) au dix neuvième siècle.... Ahh les emprunts russes, le chantier bouygues du futur pentagone français, enfin bref.... Avec ce qui se prépare, il a pas fini d'être désert ce territoire de béton : la dinde, la veille de Noël, se félicite encore d'être si bien logée, si bien nourrie....

Je repense à ce trou du coté de Nonant le Pin, sur les terres de celui que j'ai accompagné un temps dans son soutien aux associations de nimby... Il doit jubiler : des nimby comme s'il en pleuvait... Trop facile... Bon, le milieu a du style : c'est celui d'Eric Woerth, les courses à Chantilly, les poulains à deux millions d'euros, des 4x4 de l'année... Ca change des culs terreux de Plouray opposés au même type d'enfouissement mais eux, ils avaient la nature avec eux.

Bon faut leur dire à ces nobles conquérants des chevaux castrés depuis des millénaires que c'est ce qui reste de leur 4x4 qui va être enfoui près de chez eux, et ils ont de la chance : désormais avec toutes ces lois, ces normes et ces contrôles ce sera fait très proprement et même que dans 15 000 ans ce sera toujours pas radioactif ! Même Areva en rêve !

J'ai toujours dans les bouts de films non monté cette réflexion d'un gars du public à Plouray devant les politiques tout excités d'exciter la foule ce jour de pluie se croyant en lutte, eux les pompiers pyromanes...

Cette réflexion dite d'une voix forte pour que tout le monde entende : Et Doux ! Vous dites toujours rien ? Vous faites rien ?  (Il va bien falloir que je me mette à sortir ces petits bouts de films, avec le temps ça prend du sens !)

Tout le monde savait que ce pauvre type produisait de la pourriture, s'en mettait plein les fouilles en s'en foutant complêtement de l'environnement (l'article en une du canard sur les poulets doux est un modèle !)... Mais politiques pas responsables ! Et public désinformé... Algues vertes et bêtise...

Seule compte la meute : celle qui ne réflechit jamais, qui ne se documente pas, celle à qui on dit le nucléaire c'est propre et sans danger la même à qui l'on dit métaux lourds dans votre jardin votez pour moi sans rien dire de plus, sans jamais travailler à la démocratie parce que c'est fatigant et même quelques fois humiliant : on est parfois obligé de changer d'avis après de longues heures de réflexion... Mieux vaut la meute... C'est facile, c'est paresseux, c'est dresser au prêt-à-penser, c'est du pur cerveau disponible !

Il y a de la barbarie dans cette façon d'exciter la meute d'égoistes et d'ignorants... Mais bon sang à qui ça profite ?

Quand j'étais gamin dans les années 70 je voyais des affiches sur les murs : un tank = un hopital, un porte avions = 10 000 écoles...

Ahh les sous marins nucléaires commandés par le Brésil....

Quoi Rio ?

Quand tu vas à Riooooo, surtout n'oublie pas de monter là haut.....

On parlera de la meute aux enfants...

Si on est pas morts avant  ;-)













dimanche 24 juin 2012

Véolia et les politiques...

Bon plutôt que de rajouter des modifications au post précédent, et aussi parce que le sujet dévie un peu, je pense qu'il est bon de continuer d'informer et/ou de susciter le désir d'être informé...

J'ai trouver un bel exemple de cette ignorance crasse des personnes soient disant concernées dans le film que j'ai bouclé sur les nimby et non diffusé pour l'instant...

A croire que la culture du savoir, de la curiosité, de l'esprit critique a fini par disparaitre sous les coups de boutoir régulier de la culture du divertissement télévisuel...

Il n'empêche et quand bien même, il y a et il y aura toujours des décisions à prendre, de celles qui concernent le bien commun par exemple (voir la shell en guyane en ce moment)

Bon, c'est vrai je l'ai un peu mauvaise contre Véolia depuis que ce sont eux qui ont pris en charge la collecte et le traitement des ordures ménagères de la communauté de commune dans laquelle je vis. Dégradation du service (moins de collecte) et nous le verrons dan les années qui viennent : hausse des coûts parce que il faut bien nourrir la bête  (voir le scandale veolia transdev)... Politiques pas responsables ? Il semble que le besoin d'information n'aie jamais été aussi pressant !

Dans le film que je ne diffuse pas pour l'instant nous voyons une floppée de gens raconter n'importe quoi au sujet d'installation industrielles assez complexe, bon, facile à dénoncer, mais plus que cela, et c'est bien la raison pour laquelle le film n'est pas diffusé, c'est que dénoncer la complaisance de l'ignorance crasse,  dénoncer l'opportunisme nuisible ou electoraliste de quelques acteurs, ne fait avancer l'affaire à mes yeux...

J'ai vu trop de films qui dénoncent et puis rien.... Alors je préfère les brebis et les agneaux qui sont toujours le film que j'ai en chantier, cela me déprime moins que les foules de riverains qui applaudissent des aigrefins ou des ignorants qui agitent le bouc émissaire idéal : celui qui n'est pas politique donc responsable parce que tout le monde le sait les politiques ne sont pas responsables...

et puis finalement plutot que de diffuser ce film (un coup  et pis c'est tout) j'aime bien le blog, parce que ce film mériterait d'être une série, mais aucun financement possible pour ça alors comment je fais pour nourrir mes gosses ?

Et encore je ne vous parle pas de l'aéroport de notre désormais premier ministre.... Même si j'en parle avec les brebis et les agneaux qui pas de chance, sont du coin... Mais je le fais hors micro parce que les brebis et les agneaux, et les gourmands qui les mangent, ont autre chose à dire aussi...

Bel exemple de défaite de l'information que cet aéroport de nantes ou ce centre d'enfouissement en normandie : les deux faces de la même médaille de la médiocrité du savoir dans notre monde...

une face aéroport de nantes : la réalité du besoin est fantasmé, l'évidence de nuisance niée et le pari sur un développement économique futur dément (les arbres poussent jusqu'au ciel merci la croissance !)

sur cette face les médias montrent les écologistes (beau fourre tout de langage) comme de méchants égoistes voire intégristes face à des politiques qui savent ce qui est bon pour le monde (haw haw haw)

une face centre d'enfouissement de nonant le pin où le besoin est grand (qui change de voitures tous les deux ans ? qui consomme à tout va ?), où manifestement le lieu est propice géologiquement et où la technologie est fiable avec la possibilité de ressortir tout ça dans 30 ans...

sur cette face les médias montre un industriel avec un projet dont rien n'est dit et dont les politiques (ah mais c'est ceux qui se sont fait débarqués récemment !) feignent d'ignorer les démarches et les autorisations qu'ils ont eux même signés !

Dans les deux cas, c'est bel et bine la médaille de l'ignorance qui est servi au public...


Moralité : écoutez la télé tant que vous voulez, écoutez les politiques et les industriels tant que vous voulez ou pouvez...

Mais avant d'accepter le prêt à penser de la paresse et de la médiocrité : informez vous, lisez tout, réfléchissez et enfin vous aurez sans doute un avis qui sera le votre et non pas celui du parti pris de la bétise et de l'ignorance (suivez mon regard pour que vous puissiez voir où cela nous mène)

Bon c'est l'été mon aptitude à écrire revient comme tous les ans... Promis à la rentrée je sors les films !

En attendant ça me fait du bien d'être sur ce blog...


PS je mets des liens plus tard :-)








samedi 23 juin 2012

Nonant-le-pin : Les Haras Nationaux sont en train de disparaître...

A Nonant-le-pin  la société Guy Dauphin Environnement implante un centre d'enfouissement de résidus de broyage automobile...

Un bel exemple de bétise et de stupidité : le monde du cheval est en émoi...

Je me pince : non je ne rêve pas !

Tous ces gens trouvent un bouc émissaire (un industriel) et se font mousser devant les journalistes aussi bêtes qu'eux...

Tellement plus bêtes que les chevaux qu'ils prétendent défendre !

Des nimby comme s'il en pleuvait ! Ces dossiers de centre d'enfouissement sont de beaux exemples de bétises médiatiques et d'ignorance politiques

allez voir en seine et marne où Paris déverse ses déchets

Parlons en alors de la défense des chevaux et des haras nationaux :

Oui, je sais il serait bon de parler des déchets et de la différence (selon ce que j'ai lu vite fait ) entre les residus de broyage et le tout venant des ordures ménagères par exemple : différence de tonnage, de nuisances, de recyclage etc...;

Je me dégoute quand je vois ce que Véolia refuse dans les sacs jaunes et m'impose de passer au tout venant (en encore j'ai un jardin avec compost et tout et tout !)

Mais revenons à ces tartuffes du cheval qui remplissent les colonnes des journaux pour permettre que les journalistes soient payés par la pub....

voici un article qui fait mal au coeur, qui donne envie de vomir quand on aime les chevaux et les haras nationaux :

Quel journaliste (ahhh l'intelligence vide du journaliste !) a eu l'opportunité de rebondir là dessus

Quel journaliste ferait une enquête en profondeur pour savoir exactement ce que sont ces residus de broyage (classé non dangereux) et comment à l'heure ou la technologie est partout (oui bientot des imprimantes 3D pour tous) un tel centre d'enfouissement est t'il mis en œuvre dans le respect de l'environnement ?

Même l'article de l'express ne s'y est pas risqué

Alors pas de responsables mais des boucs émissaires ! Et surtout pas d'information ! Du clochemerle oui mais pas d'infos : de la communication mais pas d'info... Et puis tout le monde est fier de sa bagnole au final ;-)

Oh ça pue grave la démagogie noire de cette politique bleu marine....



Source : mediapart

Les Haras Nationaux sont en train de disparaître...

Edition : Cheval, mon ami
 
Les Haras Nationaux sont en trains de disparaître... et cela semble-t-il dans une indifférence générale. Qu'en est-il? On ne parle pas de cet événement qui semble pour beaucoup un non-événement – hormis dans la presse spécialisée ou quelques blogs d'éleveurs.Un plan de restructuration va faire que nombre de Haras vont fermer . Peu vont rester : à titre de musées vivants?

Quelles sont déjà les conséquences? Tout d'abord les Agents des Haras perdent leur emploi , et on leur propose de se recycler, par des stages de formation, dans la charpente ou le sanitaire et social, par exemple, eux qui ne vivent que pour les chevaux! Ensuite, dans les Haras eux- mêmes , on commence à faire euthanasier - en toute discrétion - les étalons, et notamment les Traits de Race Pure, notre patrimoine. Par ailleurs on a déjà vu de grands élevages français de chevaux de sport brader leurs juments et étalons pour cesser en conséquence, leurs activités. Nos souches - très cotées - car elles sont à l'origine de champions en sauts d'obstacle, en concours complet et en dressage, partent à l'étranger.

Ce billet reste général car je ne veux mettre personne dans l'embarras, mais de grands éleveurs - respectés - ont laissé éclater leur amertume dans leurs blogs ou dans la presse spécialisée : un monde disparaît .

On n'en parle pas car on associe les chevaux à une élite privilégiée, mais c'est faux! Les enfants s'épanouissent dans le contact avec les poneys, il n'y a qu'à voir leur joie dans les Centres Equestres! Et en dehors des grands élevages, beaucoup de passionnés avec une ou deux juments pouvaient - grâce aux Haras - produire le champion de leur rêve !

Bien sûr, je ne parlerai pas des chevaux de course, car je n'ai aucune estime pour ce milieu pour qui le cheval est une cote, un revenu et un objet vite abattu quand il ne sert plus. De même pour les juments porteuses et la spéculation sur les embryons, à la base même de la dévalorisation de l'élévage passion pour l'élevage profit.

Tout cela va devenir mercantile : Des Concours d'élévage gérés par des Associations privées, des Centres Privés d'insémination hauts de gamme, des Elevages énormes - peut être même côtés en Bourse...

Là oui, le Cheval va devenir un Monde réservé à une "élite" fortunée! Là oui!

Mon Billet ne servira à rien , car il ne changera malheureusement rien, il n'est que le point vue d'une cavalière amateur, petit éleveur et amie des employés des Haras.

Notre Monde devient un vaste Monopoly complètement déjanté. Mais au moins j'aurais témoigné mon indignation, mon chagrin!

mercredi 28 décembre 2011

Avant la nouvelle année...

Rien ne se perd...

En posant la bouteille vide au fond du sac qui la conduira, elle et ses congénères de fin d'année vers le recyclage j'ai pensé aux usines qui produisent ces bouteilles...

et puis tout de suite après à ces usines d'emballages que l'on paye au prix du contenu, que l'on paye pour être recyclé via la taxe idoine de l'industriel qui nous l'a fourni et que l'on paye une troisième fois pour être collecter via nos poubelles...

et puis tout de suite après à ce slogan débile "le meilleur déchet est celui que l'on ne produit pas"

Parfait pour un NIMBY... Je veux les pâtes dans des paquets attrayants et colorés aux rayon du supermarché mais je veux pas le déchet de la boite et je pense que le meilleur déchet est celui qui l'on ne produit pas ! Faut y être bête !!!

Bon d'accord moi les pâtes je les achète en vrac à la bio coop et elles sont parfaites mais quand je fais caca, je fais du déchet et alors, faut que j'arrête de manger ? faut que j'arrête de consommer ? faut que je mette un bouchon ?

Rien sans entropie... Houla ! trop dur pour le NIMBY ! Reflechir... Savoir... trop dur de lire des mots savants !!!

Alors je pense à ces usines et tout ce que l'on utilise pour vivre, du futile au vital, du rouge à lêvre aux bonbonne d'oxygène de l'hopital... Et qui dit usines dit emploi, dit croissance dit economie dit banque dit enfant dit ecole dit vacances dit bonheur dit famille dit emprunt dit maison dit vie ensemble... Dit déchets...

Il y a peu j'ai amener la gazinière à la déchèterie... Elle avait cinq ans, les bruleurs foutus qui ne se remplacent pas, c'est soudé pour qu'on puisse pas... La précédente, celle à mémé avait 25 ans...
Et les usines qui produisent, et les emplois et les familles et les emprunts...

Le meilleur déchet est celui que l'on produit pas... haw haw haw... On pourrait dire la même chose avec les prisons : la meilleure prison est celle qui n'existe pas... On pourrait dire la même chose avec les maladies : la meilleure maladie est celle que l'on attrape pas...

Pas de bol, le simple fait de vivre produit des déchets... Alors parler des déchets pour nier qu'ils sont liés à la vie c'est comme de parler de la pluie pour nier qu'elle est mouillée...

Bon, je pense aux usines et je pense ce qui se passe après nous... Le recyclage... bon sang faut il être NIMBY pour ne pas souscrire aux solutions apportées par les industriels comme derichebourg, guy dauphin environnement ou véolia qui passe tous les mercredi matin devant chez moi...

Dans un monde parfait.... il n'y aurait pas de déchets, dans ce monde parfait il n'y aurait pas d'humain... Pas de bol...

Notre société est une société de consommation qui abreuve en moyenne 4 heures par jour ses consommateurs de publicité télévisée pour acheter plus et rêver encore plus en achetant encore et encore (les joies du marketing), à ces comportements d'achats sont adossés tous les emplois qui permettent à tous de continuer à consommer la boucle est bouclée...

Il n'y a vraiment que le nimby pour prétendre consommer sans déchets...

Revenons à nos moutons...

Nimby est le film qui je prépare pour la nouvelle année avec une page facebook et tout et tout... Dans Nimby point de discours sur la beauté de notre société de consommation, uniquement des témoignages de nimby et de personnes qui travaillent avec ou grace aux nimby... des industriels qui font leur travail, des élus qui cherchent à noyer le poisson et des sujets techniques plutôt bien gérés par les ingénieurs de la puissance publique...

De là à dire tous pourris, le film permet de jeter cette attitude aussi bête que celui peut dire que la vie c'est bien mais sans déchet c'est mieux, les vacances c'est bien mais sans travail c'est mieux...

Enfin, la nouvelle année sera bel et bien l'occasion d'y voir un peu plus clair et c'est tant mieux...

Quant aux agneaux... Vivement pâques...

mercredi 14 décembre 2011

Des NIMBY aux agneaux de lait

Décidemment ce documentaire sur les Nimby n'en fini pas de finir...

Où l'on va voir, au détour d'une bergerie, que les nimby sont partout !

pour mémoire : après m'être fait traité de nimby au sujet d'une vaine lutte nantaise visant à empécher l'installation d'une usine de traitement de dechets industriels dans l'agglomération, je décide de réaliser un documentaire d'auteur (entendez sans financement institutionnel) qui permettra de mieux décrire ces fameux nimby dont je suis...

Bon.

Un Nimby, de l'abréviation "not in my backyard" signifiant "pas dans mon jardin" est une personne qui veut bien profiter de la société mais ne veut pas entendre parler de ses nuisances...

Plusieurs questions sont donc sur la table :

- un nimby est il un hypocrite ?
- un nimby est il un égoiste
- un nimby peut il aider la société à mieux gérer les nuisances engendrées par le developpeemnt industriel


Une foule d'exemple se presse afin de mieux definir les nimby.

Les personnes qui souffrent des ondes des relais des téléphones portables sont elles des nimby puisqu'elles ont elles même des téléphones portables ?

L'action des nimby sur les pouvoirs publics et les industriels est elle un plus, en faveur de la démocratie de proximité ? Les dossiers bien chauds du style de l'aéroport de notre dame des landes près de chez moi montrent bien les limites très étroites de la notion de démocratie de proximité...

Qui trop embrasse mal étreint...

Ah trop vouloir parler des nimby d'une manière générale (mes tiroirs débordent d'exemples) j'ai finalement retenu de m'appuyer sur les images et tournage que j'ai réalisé en compagnie de René Hamel au sujet d'un dossier que je juge emblématique : celui des broyeurs à ferraille de guy dauphin environnement...

Guy dauphin environnement, dit aussi GDE fut la cible d'une contestation locale organisée en réseau par René Hamel, expert en rudologie... La rudologie, comme son nom ne l'indique pas, est l'étude des déchets et des moyens permettant leur traitement. Autant dire qu'en la personne de René Hamel les associations militantes ont affaire à un expert...

Le film pourrait aussi bien s'intituler "le rudologue et le nimby" tellement ces deux là sont fait pour s'entendre...

Cela dit, la relation est loin d'être équitable... Et puis il y du monde autour : en premier lieu l'industriel concerné puis les services de l'état plus ou moins spécialisés : de la prefecture aux services de dreal (une par département) et enfin une floppée de cabinets d'études plus ou moins spécialisés dans l'environnement...

Ah, c'est certain, j'ai beaucoup à dire sur le sujet, d'autant plus qu'une découverte a entrainé une suspension de mes travaux durant de long mois... Heureusement ceci est en passe d'être résolu...

Entre temps, j'ai entamé la réalisation d'un autre documentaire intitulé le temps des agneaux...
Oui, trop mignon ces agneaux d'une petite bergerie bio installée depuis trois ans en production de fromage de brebis pour les AMAP...

Le jour où il a été annoncé aux AMAP qu'il était nécessaire de vendre des agneaux de lait en plus du fromage les amapiens ont découvert que pour avoir du fromage il faut tuer des agneaux !

Que croyez vous qu'il advint ?

les amapiens ont refusé : ils veulent bien manger du fromage mais ne veulent pas savoir ce que deviennent les agneaux... Bon.... Ben... On va leur montrer... miam miam...

Avec un petit détour par les veaux... parce que la France pays du fromage traite ses veaux pire que des objets, un cauchemar de la spa avant leur transformation en farine animale le lendemain de leur naissance (pas facile à filmer mais ca vaut le coup !)

Alors hypocrites ? égoistes ? Les nimby sont partout même dans la amap ?

Et la ferraille dans tout ça ?

deux beaux sujets dont la reflexion s'enrichit fort bien, mais attention, vous n'êtes pas au bout de vos surprises parce que ces descriptions ne sont que le décor planté, l'action est à venir...

restez connectés, on en reparle, les choses et les gens ne sont pas forcément tel que l'on aimerait qu'ils soient ua premier abord...

Suite au prochain post ici même...

Allez, bon appétit et sans rancunes !

mercredi 25 mai 2011

Fait chaud à Marseille 2

Dans Le Monde d'aujourd'hui

Inquiétante pollution aux particules fines dans le métro marseillais
LEMONDE.FR | 24.05.11 | 10h09 • Mis à jour le 24.05.11 | 10h59



Selon une étude sur la qualité de l'air menée en 2010, le taux de pollution dans le métro marseillais serait par endroits cinq fois supérieur aux taux tolérés par les autorités sanitaires. © STR New / Reuters

La pollution dans le métro marseillais atteint un seuiinquétant, selon une étude menée de janvier à juillet 2010 par l'organisme de surveillance de la qualité de l'air Atmo PACA. Le taux de particules fines en suspension (PM10) y serait par endroits cinq fois supérieur aux seuils tolérés par les autorités sanitaires.

Selon le quotidien La Provence, qui a eu accès à cette étude, des "analyses réalisées dans la station Saint-Charles ont mis en évidence jusqu'à 285 microgrammes par m³ d'air". Un chiffre cinq fois plus élevé que le taux fixé par les normes nationales, qui prennent comme "valeur limite" une moyenne journalière de 50 microgrammes par m3. Un taux qu'il est déjà conseillé de "ne pas dépasser plus de trente-cinq jours par an".

Ces particules fines en suspension qui s'accumulent dans les stations de métro viennent pour la plupart de l'extérieur, mais les freins usés des rames de métro et le soulèvement de poussières à l'arrivée des rames en station sont également mis en cause.

Cité par La Provence, un responsable de station explique ainsi que "chaque année, il y a des techniciens qui viennent changer les filtres des climatisations". "Quand on voit leur état, on prend peur", ajoute-t-il. Les effets des particules fines sur l'organisme restent encore très mal évalués, malgré les mises en garde de l'Institut national de veille sanitaire.
Le Monde.fr



Un ami m'a parlé de la colêre immense d'une personne décédée d'un cancer du poumon en deux mois à trente ans sans avoir fumé la moindre cigarette ni même avoir vécu dans un milieu enfumé...

A l'heure où toute la population est porteuse d'un cancer, à l'heure où une poignée de medecin se pose la question "pourquoi certains patients déclenchent le cancer plutôt que d'autre", à l'heure où les médias de propagande de masse (affichage urbain et radio) diffusent sans arrêt des messages pour inciter au depistage ou permettre à chacun de voir les personnes cancereuse comme des personnes et non des cancers...

A l'heure où tout ceci se produit l'on apprend au détour d'une dépèche que

"Les effets des particules fines sur l'organisme restent encore très mal évalués, malgré les mises en garde de l'Institut national de veille sanitaire."

A la suite de la réunion du 14 fevrier à sablons à proximité d'une zone industrielle du rhône, malgré le foutoir et le découragement des participants écoeuré de ne pas avoir été écouté dans la mise en oeuvre du suivi environnement global de la zone (voir ici :

VIVRE claque la porte du

Suivi Environnemental dit Global)


J'ai pu m'entretenir avec un des membres de l'asso qui m'a parlé de la rue des cancers, que tout le monde connait dans le village sous le vent de cette concentration d'usines chimiques.... Rue des cancers... Depuis combien de temps ? depuis trente ans !


au final ce n'est pas scier la branche sur laquelle nous sommes assis, c'est juste scier la branche sur laquelle nos enfants sont assis....


Le discours des politiques alors que notre avion pique vers le sol :


"tous les voyants sont au rouge.... C'est un problème... certainement un problème de voyants, nous allons changer les ampoules, ça va prendre un peu de temps evidemment... et puis nous en reparlerons... après le foot, après les élections..."


Lassées, écoeurées, désorganisées, les personnes du rhône ont jeté l'éponge et ce n'est pas hélas, le film que je termine qui leur donnera du courage....


Communiquer - comprendre - étudier - vivre ensemble - ne pas se laisser manipuler - réunir - douter - peser - discerner - choisir - questionner - progresser - vivre ensemble...


L'art difficile de la démocratie directe n'est pas enseigné dans nos écoles... Ca vous étonne ?




lundi 2 mai 2011

Pas responsables ! A Plouray comme ailleurs !

J'ai cru en bon Nimby que Nature Patrimoine Centre Bretagne pourrait retourner aux fest noz de notre enfance pour se réjouir durablement de l'abandon du projet de centre d'enfouissement de GED...
C'est sans compter sur l'irresponsabilité de nos politiciens, et de nos élus.... Les nimby ont de beaux jours devant eux et un planning bien chargé....

Je résume : les politiciens vendent les chemins de nos campagnes à des industriels de tout poils, puis sous la pression des nimby, font machine arrières, pas bégueules, ces irresponsables vont se retourner contre leur propre signature et contester du jour au lendemain ce qu'ils ont eux même autorisé ! Boorlo n'est pas une exception, ce qu'il a fait avec les gaz de schiste est un modèle d'action ! et l'histoire montre bien que malgré les nimby les choses se font ! elle est pas belle la vie ?

allez... Ah les verts chemins de la bretagne de mon enfance :

Histoires de CHEMINS RURAUX

Personne n'a oublié que c'est "grâce à" la vente de chemins ruraux par la municipalité de Plouray, que le site de GDE a pu intéresser la société GDE qui en a alors fait l'acquisition pour son projet de mégadécharge, projet qui nous a pourri la vie, à tous, faisant peser une grande menace sur notre région, pendant 3 longues années.

Aujourd'hui, selon les dire de Monsieur Morvant, rapportés dernièrement par la presse locale, il semblerait que les terres ont été signalées en vente à la SBAFER.

Nous ne pouvons que nous en réjouir, mais il faut espérer, et nous le souhaitons vivement, que la priorité soit donnée à une agriculture vivrière, respectueuse de l'environnement.

De plus, il nous semble primordial et incontournable que les chemins ruraux, vendus dans la plus grande discrétion et de façon illicite , puisque sans enquête publique, soient aujourd'hui rachetés par la commune.

Sur le même sujet, décidément récurrent à Plouray, il est à signaler que d'autres chemins ruraux posent problème.

En effet, une société danoise, productrice d'arbres de Noël sur une surface maintenant exponentielle sur la commune et dans les communes avoisinantes, dont beaucoup de riverains se plaignent du fait des nuisances générées par son utilisation intensive de traitements chimiques, s'est tout bonnement approprié 3 portions de chemins ruraux dans le village de La Villeneuve Runellou.

Les talus boisés d'arbres centenaires qui les bordaient et figuraient à l'inventaire du patrimoine paysager de Plouray, ont été purement et simplement arasés, pour faire place à un grand parking destiné à leur usage personnel.

La Mairie, alertée au moment des faits, c'est à dire il y a plus de 6 mois, et plusieurs fois relancée depuis, n'a pour l'instant jamais répondu !

C'est à chaque fois une partie de notre patrimoine commun qui disparaît, dans la plus grande indifférence...


Qu'en pensez-vous ?

NPCB nous demande qu'en pensez vous mais il n'y a nul part un endroit pour laisser un commentaire !


et puis sincèrement, qui a voté pour ces élus ? Hein ? Mais qui donc les a élus et réelus ?


Ils sont patients les nimby... ils ecrivent une lettre puis deux, puis six mois s'écoulent et puis ils s'indignent, font un fest noz et puis un jour, ils invitent la population glanée à la sortie des écoles à venir devant la mairie, là le maire sort de son bureau dit, je vous ai compris, je suis avec vous et tous les nimby disent chouette, il est avec nous alors on va organisé une mainfestation, il y aura des clowns, des galettes saucisses, des binious et des parapluies !


pour le reste, on verra bien !


tous les jours, tous les jours les mairies recoivent des projets d'industriels soucieux du confort de notre monde... tous les jours le progrès avance pour nous fournir des sapins de noel, des fraises au mois de février, des cantines centrales en liaison froides pour nos enfants (pas cher le repas !) et des services aux personnes agées sous forme de petites pilules rouges, vertes et bleues... Bonne nuit grand mère !



Allez, vous reprendrez bien un petit fest noz autour des sapins de noël !

Les Nimby des poids et des mesures...

Alors que je termine ce documentaire qui me pèse... J'en suis à des questions de poids et de mesures... En ces temps de fukushima, de deep water horizon, de tchernobyl (voir ici l'article de corinne lepage pour libé et surtout l'effrayante tenue des commentaires des lecteurs, bon oui, c'est libé mais quand même...), le nimby que je suis commence à se dire que son jardin est plus grand que le tas de compost qui est au bout dans le coin là bas...

Alros pour faire des poids et des mesures, entre deux fermetures de fenêtre de la maison pour cause de pestilentielles campagnardes pratiques d'épandage d'excréments de porcs ou de canards industriels (une infection olfactive) sur les champs de la commune mépakeu... Je me dis qu'un petit tour dans le contentin, avec ma caméra, du coté de l'usine de retraitement de déchets nucléaire de La Hague serait une bonne conclusion... Pourquoi des nimby à Nantes pour trois fumées et aucun là bas ?

Pour mémoire copie d'un article de Ouest France toute éditions d'il y a 10 ans cette année, alors ? rendez vous dans 10 ans ? La source de cette mémoire est

En attendant je termine ce documentaire NIMBY...

Le plutonium de la Hague pourrait exploser spontanément

Mieux qu’à Toulouse ! On savait déjà, suite à l’actualité post-attentat, qu’un avion s’écrasant sur le centre de retraitement de la Hague (Manche) produirait une pollution égale à 60 ou 70 fois Tchernobyl…
Mais depuis vendredi dernier, on a appris bien pire (dans l’indifférence générale des médias parisiens).
Vendredi 12 octobre 2001, sur demande du préfet, un ingénieur en retraite a témoigné devant la commission de surveillance de stockage des déchets radioactifs de la Manche.
Confirmant qu’il n’est pas antinucléaire, l’ingénieur Christian Kernaonet a voulu libérer sa conscience, et a confirmé ce dont on se doutait : De 1969 à 1977, les fûts radioactifs ont été classés n’importe comment, certains baignant dans la nappe phréatique, tandis que les bordereaux d’inventaire étaient incomplets.
Mais vient la révélation la plus effrayante : Alors que le site contenait pas moins de 100 Kg de plutonium disséminés, les fûts concernés ont été ‘’reconcentrés'’.
D’où le risque de ‘’criticité'’. De quoi s’agit-il ? D’une explosion spontanée.
On sait que la chaleur d’une centrale nucléaire provient de l’accumulation de matières radioactives, concentration qu’on régule en douceur, en écartant ou en rapprochant à temps voulu les barres d’uranium enrichi, afin d’éviter que le réacteur ne s’emballe et n’explose.
On sait également que le plutonium est un poison artificiel à côté duquel des fléaux comme l’amiante, les prions et le bacille du charbon ne sont que des maux infiniment moindres.
En matière de plutonium, la dose mortelle pour l’être humain se situe au millionième de gramme.
Produit inévitable de l’industrie nucléaire civile, le plutonium ne sert guère qu’à produire des bombes, et sa durée de demi-vie est de 24 000 ans ! Si les moines carolingiens avait eu la mauvaise idée de découvrir la radioactivité, des gens d’armes du roi auraient du garder sous haute surveillance les sites pollués depuis Charlemagne, avant de succéder sans heurts aux bandes révoltées durant les guerres civiles et les jacqueries, puis aux agents républicains après 1789, aux troupes allemandes d’occupation, etc. Et il ne nous resterait quand même jamais que 23 000 ans de ‘’demi-vie'’ pour surveiller encore et toujours ces même sites. (Ceci n’est d’ailleurs rien à côté de l’uranium 235 et 238, du potassium 40 et du thorium 232, produits radioactifs dont la demi-vie se calcule… en milliards d’années !).
Voilà ce qu’on appelle le respect des générations futures ! Et tout cela pour un mode de production d’énergie qui n’est même pas rentable, qui a surtout servi des intérêts financiers privés considérables, ne protège pas réellement de l’effet de serre, et consacre la vulnérabilité de la France (là où on croyait garantir son indépendance).
Et bien voilà la garantie que les manuels d’histoire-géo de l’an 5000 se souviendront à coup sûr de la courte période 1950/2000+, en exécrant pour l’éternité la lâcheté et l’inconscience des Français de cette époque, la nôtre.
Une explosion nucléaire spontanée à La Hague ? ‘’Le risque Zéro ne peut être garanti'’, confirme l’ANDRA (agence nationale des déchets radioactifs). La DRIRE pense le contraire (mais c’est également ce qu’elle avait garanti à Toulouse !).
Comme dit ‘’Ouest-France'’, sortant de sa réserve, c’est ‘’Edifiant et préoccupant'’.

[Source ‘’Nucléaire : les inquiétudes d’un ingénieur'’, par Jean-Pierre Buisson, samedi et dimanche 13/14 oct. 2001, ‘’Ouest-France'’, page 6, toutes éditions de Brest au Mans, et de Cherbourg à Luçon.]


Des poids et des mesures ? Mais de quoi les nimby sont ils le symptome ? Mais que font les autorités ? Et pouvons nous encore rire avec nos enfants ? Autant de questions importantes, mépakeu, que ce documentaire sera à même de traiter... Loin de fukushima, certes, mais juste à coté de chez nous !

vendredi 8 avril 2011

Les ordures ménagères...

Où l'on reparle de derichebourg... Dans une bien belle enquête qui commence a se diffuser sur les forums...

Quelles reflexions inspirent un tel travail ? Que derichebourg, véolia et sita n'ont pas de problème avec les élus puisqu'ils les achètent ! Que lorsqu'un scandale éclate ces industriels adeptes de la corruptions des élus et les élus corrompus sont à peine punis (0,4% du chiffre d'affaire pour entente sur les prix pour des montant de marchés de 25 millions d'euros)...

En fait lorsqu'ils sont pris la main dans le pot de confiture ils n'ont de cesse de répéter comme les enfants : promis je recommencerais plus... Et quand on en reparle des mois plus tard en s'interrogeant de manière soupçonneuse ils jurent croix de bois croix de fer que ce sont des pratiques qui n'ont plus cours...

En fait au final qui paye tout ça ? la collectivité ! Moi, vous, tout passe dans nos impots sans que l'on sache vraiment ce que coutent le traitement de nos ordures ménagères....

On nous propose des poubelles intelligentes qui pèseront nos ordures afin que chacun paye ce qu'il consomme.... Ah Ah Ah la belle affaire... Outre que cela détruit la notion de collectivité et de solidarité que l'impôt induit par nature, il est bon de savoir que dans les campagnes ont s'est remis à bruler les plastiques pour payer moins cher ce qui ne cesse d'augmenter au pays où seuls les salaires n'augmentent pas... (allez une petite pensée pour total et ses 10 milliards d'euros de bénéfices non imposés, voir mediapart aujourd'hui)

Alors, les politiques, pas responsables ! La corruption ? Pas responsables ! les ordures ménagères ? Pas responsables... Ce qui se lit dans l'enquête de Marianne est bien la collusion des politiques, de leurs familles avec les grands industriels que sont les véolia, sita, nicollin, derichebourg etc...

Ce qui se lit est bien l'acceptation des populations a cet état de fait (à part deux ou trois francs tireurs)...

L'affaire des gaz de schistes dont les forages vont bien avoir lieu n'en déplaise à ce pauvre boorllooo qui vient de retourner sa veste en laissant tomber encore des liasses de biffetons, (quel maladroit celui là) montre bien que passé un certain niveau de €€€ ou de $$$$$ ont peut bien se réunir et militer rien ne change...

Ca me rappelle ce charmant garçon que j'ai interviewé dans la vallée du rhône à proximité du site de tredi, rhodia et gde... L'association milite depuis des années pour avoir un suivi environnemental de la zone et depuis deux ans contre gde... Compte tenu de tout ce que ces populations ont pris sur la figure et dans les poumons depuis des décennies, vous vous rappelez Nicoalt Hulot et Rhone Poulenc !!! Miam Miam ! Et bien il y a une rue là bas que tout le monde appelle la rue des cancers !

Et bien personne ne bouge, on agite un peu, on s'embrouille sur des détails, on cherche des poux à ceux qu'on peut emmerder parce que les gros sont bien trop gros, bien trop marié avec les politiques, on se donne ainsi bonne conscience et on crève, comme tout le monde... Rue des cancers...

J'ai un documentaire sur les Nimby sur les bras, je sais plus trop par quel bout le prendre pour l'instant parce qu'il génère plus de questions que de réponses... Mais je vais bien finir par trouver...

Alors nous les Nimby, on des idéalistes ? des utopistes ? des acteurs clés de la démocratie locale ? des naifs ? des citoyens opportunistes ? des mythomanes ? des coyotes hurlant à la lune une grosse pierre sur la queue ? des manipulateurs d'élus pour être calife à la place du calife ?

Bon je continu de réfléchir...







Allez, lisez ça c'est bon pour le moral !


Marianne > Samedi 5 Mars 2011 > Magazine enquête

Le monde merveilleux des ordures

Goinfrés d'argent public, les géants privés de la collecte, du tri et de la valorisation des déchets se partagent en toute opacité un business qui ne sent pas la rose mais qui vaut de l'or.

Tourner les talons ou tourner de l'oeil ? Convenons que les ordures, observées d'un point de vue industriel, ne suscitent guère plus d'enthousiasme, chez une personne normalement constituée, que le secret des pompes funèbres ou les remèdes contre l'incontinence chez les personnes âgées. Il est pourtant utile de dépasser une aversion naturelle pour plonger dans les poubelles. Car, à l'abri du dégoût et de la mauvaise conscience, prospère une florissante économie qui tente de se repeindre en vert mais ne sent pas la rose.

La Cour des comptes, une fois, y a risqué ses délicates narines. Telle une vieille rombière, elle a traduit ses constatations de manière exquise, mais le message est sans ambiguïté : ça refoule ! Extrait du rapport 2003 : « L'analyse des conditions de mise en concurrence des prestataires susceptibles de contracter avec les collectivités territoriales montre que, même lorsque le formalisme est respecté, la concurrence effective est faible. Dans ce domaine très technique, elles ont rarement les moyens de négocier les contrats et leurs avenants dans une situation d'égalité avec de grands groupes industriels. Il serait souhaitable que les administrations concernées élaborent des contrats de référence qui soient des guides pour la négociation des principales clauses des contrats. » Il serait souhaitable...

Concurrence faussée

Depuis la publication de cette recommandation, le marché des déchets croît et prospère, les actionnaires des géants privés de la collecte, du tri et de la valorisation se repaissent d'argent public, mais l'Etat se tient prudemment à l'écart d'un secteur qui mériterait de changer d'atmosphère. Alors, faut-il vraiment s'étonner de l'expression « vaches à lait », utilisée par l'agence spécialisée Xerfi dans une étude de marché tout à fait sérieuse sur le stockage et l'incinération des ordures ? A Marseille, un juge d'instruction révèle que l'Italie n'a pas le monopole de la combinazione mafieuse. Ici ou là, quelques francs-tireurs s'arrachent les cheveux pour assurer la salubrité publique sans ruiner leurs administrés. Mais, curieusement, les techniciens et les syndicats d'élus protègent les ordures comme un trésor ou une maladie honteuse. Publiquement, le business des détritus ne sort pas des conclaves, si ce n'est lorsque des citoyens, écoeurés, parviennent à organiser le débat public dans les prétoires.

Ainsi, fin novembre à Albertville, le PDG du groupe Novergie, filiale de Suez Environnement, répondait de l'évacuation de dioxine par la cheminée de l'incinérateur de Gilly-sur-Isère. Avant que le scandale ne les contraigne à fermer l'équipement défaillant en 2000, ni le préfet ni le syndicat intercommunal propriétaire de l'incinérateur n'avait sonné l'alerte. Ces deux acteurs clés du dossier, bien conseillés sans doute, ont d'ailleurs réussi à échapper au procès. Depuis, pouvoirs publics et opérateurs privés jurent que la filière se serait « professionnalisée ». De temps à autre, on peut encore trouver du caoutchouc dans une décharge d'Eure-et-Loir uniquement autorisée pour des gravats, ainsi que des tubes fluorescents non recyclés « oubliés » au fond d'un hangar. Mais ces entorses seraient, de l'avis général, « marginales » en France. Français. Vous pouvez jeter tranquilles !


Les déchets, pourquoi s'en débarrasser ? «Compliqué »... Ce mot utilisé à toutes les sauces est un must du secteur des déchets. Depuis la loi de 1992 jusqu'aux recommandations issues du « Grenelle de l'environnement », il est vrai que le métier a spectaculairement évolué. Le service de base consistait à mobiliser des éboueurs et un camion pour transporter des rebuts collectés à la porte d'une maison pour les balancer dans la décharge la plus proche. Aujourd'hui, « ferrailleur » se dit « valorisateur ». La filière commence avec le tri et mène à la production et à la vente d'énergie, en passant par le recyclage. A charge pour les élus de comparer les avantages et les inconvénients - pour la santé des citoyens et du point de vue des finances locales - de l'incinérateur, du centre d'enfouissement et de l'usine de méthanisation. Sans parler de la motorisation des bennes (gazole ou gaz naturel ?), de leur allure (qui commande l'usage de sacs ou de conteneurs !) et du meilleur itinéraire. Compliqué... Or, il s'ajoute une dimension sociale du même métal. Dans toutes les centrales syndicales, y compris la sage CFDT, la fédération qui coiffe la propreté fonctionne avec ses propres règles, rétive à l'autorité confédérale et jalouse de son indépendance financière... Dans le Marseille de l'après-guerre, Gaston Defferre manoeuvrait ses gars via le syndicat FO. A Paris, Chirac commandait les chefs maliens CGT qui distribuaient le boulot aux compatriotes. Aujourd'hui, ces relations viriles sont passées de mode. Nombre d'élus estiment moins risqué de laisser au privé le management à la schlague des types costauds, avec ou sans papiers mais toujours forts en gueule. « Les ripeurs, ces gars qui manipulent les poubelles, font un métier pénible et peuvent foutre un bordel monstre. Ils sont plus compliqués à manoeuvrer que les secrétaires et les gardiens de square », témoigne un maire UMP d'une grande ville du Centre. L'image des rats ripaillant dans les poubelles de Naples ou de Marseille hante les adjoints en charge de la propreté. S'ajoute un argument fiscal et électoral : quand le service est privatisé, la main-d'oeuvre sort des effectifs municipaux et n'est plus payée par l'impôt. Or, la taxe spécifique d'enlèvement des ordures ménagères est, paraît-il, mieux acceptée par les contribuables que la taxe foncière et la taxe d'habitation. Même si elle est en constante augmentation. Voilà donc pourquoi, après avoir arraché des compétences à l'Etat, les maires s'empressent de s'en décharger sur le privé... Curieusement, les techniciens et les syndicats d'élus protègent les ordures comme un trésor ou une maladie honteuse.

Evoque-t-on les travaux en 2007 du Conseil de la concurrence, qui éclairent de manière moins avantageuse les us et coutumes de ce curieux secteur, et voici les professionnels de la profession haussant encore les épaules : « 2007, c'est vieux... » Pourtant, cette année-là, dans une de ses rares incursions côté poubelles, cette juridiction analyse de l'intérieur le mécanisme des appels d'offres biaisés. Dans 10 communes de Seine-Maritime, les deux géants Veolia et Sita (groupe Suez Environnement) ont mutualisé leurs informations, se partageant ainsi 11 marchés représentant 25 millions d'euros « en fourchette basse ». Ayant été dénoncée dans un courrier anonyme, la directrice de l'agence Ecosita a reconnu avoir appelé le directeur technique de CPN (un faux nez de Veolia). Elle guignait la gestion d'une déchetterie et d'un parc de conteneurs dans le canton de Bolbec ; elle voulait « faire barrage à des non-professionnels » ; elle a tout simplement demandé à son cher confrère de « présenter une offre de couverture » ! C'est-à-dire un dossier bidon dans lequel il propose un prix volontairement excessif. Pourquoi se compliquer l'existence ? En échange, CPN a pu tranquillement récupérer, notamment, l'évacuation et le traitement des déchets ménagers du syndicat intercommunal de Montville. Face aux preuves confondantes, les directeurs des maisons mères ont dû jurer de « mettre un terme définitif à de telles pratiques sur l'ensemble du territoire national ». Ainsi attendri, le Conseil de la concurrence avait d'ailleurs minoré les amendes, ramenant les pénalités, par année d' « entente de répartition de marché », à 0,4 % du chiffre d'affaires des filiales concernées ! « Fausser la concurrence, ça peut valoir le coup », commentait alors, un brin écoeuré, le journaliste Olivier Guichardaz, qui a notamment dévoilé les micmacs d'Eco-Emballages et dégonflé la baudruche de la méthanisation...

Une collecte dans les rues de Paris. Les 25 millions de tonnes annuelles d'ordures ménagères tricolores représentent un chiffre d'affaires d'au moins 6 milliards d'euros.

« C'est un acte isolé que nous condamnons », regrette aujourd'hui Didier Imbert, directeur du développement de Sita France. « Une vieille histoire », ajoute-t-il. N'empêche qu'à l'époque des accidents identiques étaient signalés dans le Rhône, la Loire, l'Isère, la Haute-Loire et la Drôme... « La concurrence est très régulière dans nos contrats, elle est dans nos gènes », complète le même haut cadre, installé dans un bureau d'angle dominant Paris, au 35e étage d'une tour de la Défense. Curieuse concurrence pourtant : Esterra, l'entreprise qui collecte et retraite l'essentiel des déchets de la communauté urbaine de Lille, est la propriété conjointe des deux majors ! Imagine-t-on une telle alliance entre Pepsi et Coca, entre Sony et Nintendo, entre Nike et Puma ? Au siège de Veolia Propreté France, le président, Pascal Gauthier, éponge une goutte qui perle sur son front malgré la climatisation et hasarde une réponse : « Esterra est un cas isolé et historique. » Pas toujours gênés, néanmoins, les mêmes rivaux, qui trustent environ 54 % de l'ensemble du marché des déchets (et 80 % de la part conquise par les opérateurs privés, selon le Commissariat général au développement durable), se retrouvent au sein d'une efficace Fédération nationale des activités de la dépollution et de l'environnement. « Ce qui pose problème, c'est que l'administration travaille à partir de statistiques fournies par ces entreprises », relève Hélène Bourges, militante au sein du chétif Centre national d'information indépendante sur les déchets, le Cniid, qui aspire à faire contrepoids aux mastodontes.

Les centres pour enfouir les déchets dangereux sont chasse gardée. « Leur rentabilité dépasse 50 % ! » s'étrangle un indépendant.

Manifestement, les bonnes vieilles pratiques de l'époque du grand Yalta, quand la Compagnie générale des eaux et la Lyonnaise des eaux s'étaient partagé le territoire français, n'ont pas été totalement oubliées. Certes, Sita peut désormais s'aventurer en Bretagne et piquer Rennes à Veolia. A l'inverse, ce dernier a conquis Dijon. Néanmoins, décrypte l'agence Xerfi, « la concurrence tend à se renforcer sur le segment des ordures ménagères, mais dans les limites du raisonnable. Il suffit d'observer l'évolution des prix de facturation de ces services (et de la progression des marges des opérateurs) pour s'en convaincre ». Les chasses les plus giboyeuses demeurent bien gardées. Les centres d'enfouissement destinés à accueillir des déchets dangereux, tout particulièrement. « Leur rentabilité dépasse 50 % ! » s'étrangle un indépendant privé de ce fromage.

Soumission des élus locaux

Les deux géants ne sont d'ailleurs pas les seuls à se jouer de la concurrence. Dans le Var, par exemple, règne l'élégant Francis Pizzorno. Chef d'entreprise prévoyant, il a pris soin de racheter des parts de son concurrent principal sur la Côte d'Azur, et de nouer des relations capitalistiques avec Louis Nicollin, le remuant patron du Groupe Nicollin basé à Montpellier, réputé « indépendant » bien qu'un tiers de son empire appartienne à... Suez Environnement. Dès lors, un élu peut-il vraiment résister ? En 1995, quand Christian Martin reçoit l'écharpe de maire de Draguignan, il comprend vite que ce ne sont pas les élus qui mènent la danse. « Une semaine après mon élection, raconte cet énarque fabiusien, les gars de Pizzorno m'ont mis en condition : en grève, pendant une semaine, au prétexte que j'avais refusé de payer une prime pour les dimanches et les jours fériés ! Puis j'ai reçu une facture imprévue : Francis Pizzorno m'a affirmé que mon prédécesseur lui avait commandé une f lotte de motos-crottes, hors contrat et sans bon d'engagement. J'ai alors recherché un expert indépendant pour m'aider à remettre tout à plat, mais ils se sont tous défilés... »

Marseille en pleine grève des éboueurs. L'image des rats ripaillant dans les poubelles hante les élus en charge de la propreté...

Pragmatique, Christian Martin a fini par accepter de négocier, tant bien que mal, avec cet entrepreneur en veste noire à rayures blanches qui, possédant la principale décharge du département, impose sa loi à tous, préfet compris. « Comme il aime le vélo, Pizzorno a tout juste accepté de participer au financement du tour du haut Var », grince l'ex-élu, battu en 2001.

›Au cours des trente dernières années, le département du Var a collectionné les tempêtes politiques, enregistré la chute d'un parrain de gauche et d'un parrain de droite, Edouard Soldani et Maurice Arreckx, vécu l'assassinat de la députée Yann Piat, offert Toulon au Front national avant de le lui reprendre, sans entraver l'essor de Francis Pizzorno. Témoignage doux-amer de Jean-Pierre Hubert, patron d'Ourry, une entreprise basée en Seine-et-Marne : « A La Seyne-sur-Mer, on m'a annoncé que j'avais emporté le marché, mais vingt minutes plus tard on m'a fait comprendre que je ne l'avais plus. Je ne sais toujours pas ce qui a pu se passer dans cet intervalle... » Le parcours professionnel de cet ancien sous-préfet, un temps en charge de la propreté à la Mairie de Paris, l'a pourtant vacciné contre toute naïveté... Contacté par Marianne, Francis Pizzorno fait répondre que, « sachant les procès d'intention que suscite son nom italien, il préfère ne pas communiquer ».

Malgré un nom à la sonorité aristocratique, un autre indépendant qui monte, Daniel Derichebourg, n'a pas plus souhaité raconter à Marianne sa success story. Fils d'un récupérateur de la banlieue nord, Derichebourg claque désormais ses talons ferrés sur les parquets de l'hôtel Crillon, le palace de la Concorde où il prend ses quartiers parisiens et convie à sa table les élus auxquels il veut en mettre plein la vue. Pour abriter une fortune estimée à 254 millions d'euros, ce coriace a choisi la Belgique et sa fiscalité plus hospitalière. Son enrichissement est typique d'un univers où les polytechniciens à particule dansent avec des petites frappes, tandis que des énarques défroqués comme Matthieu Pigasse crédibilisent des pirates embourgeoisés pareillement chaussés. En effet, ce banquier en santiags est membre du conseil d'administration de Derichebourg.

Face à de tels personnages, les élus locaux sont dans leurs petits souliers. La mission qui leur incombe d'assurer la salubrité publique ressemble à un cauchemar.

Combien d'entre eux, comme c'est le cas dans la communauté de communes de la grande vallée de la Marne, imposent à leurs services techniques de contrôler le poids réel des ordures, si souvent mouillées avant de passer sur la balance ? Combien réclament des pénalités lorsque le contenu d'une poubelle, renversée, est abandonné sur la chaussée par des salariés pressés de terminer leur service pour... commencer leur deuxième journée de travail ? Si la distribution de l'eau a fini par émerger dans le débat politique, les ordures ménagères gênent aux entournures, comme les secrets de famille. Le socialiste jupitérien Henri Emmanuelli, en guerre contre les géants de l'eau dans son dépar-tement des Landes, est l'un des rares élus à dénoncer la « soumission volontaire » de certains éminents camarades. De nombreux autres, à l'instar du président de l'Assemblée des départements de France, élu des Côtes-d'Armor, s'en tiennent aux généralités. Quelques-uns, spécialistes réputés, chuchotent leur embarras : « Que des coups à prendre ! » Réplique d'un cadre de Veolia : « Pour les élus, surjouer l'incompétence ou l'impuissance est sans doute une manière d'échapper à leurs responsabilités. »


Face aux barons des ordures, les élus sont dans leurs petits souliers. Leur mission de salubrité publique relève du cauchemar.

A la tête du client...

Néanmoins, dans ce jeu de poker, les élus ne sont pas à armes égales avec leurs prestataires. Le réflexe, bien sûr, consiste à faire appel à un bureau d'études, chargé de formaliser les besoins et de rédiger le cahier des charges. Hélas, les ingénieurs propreté sont à l'image des experts des agences de notation dans le domaine financier : multicartes ! A l'exception de Service public 2000, aucun bureau d'études ne s'interdit de travailler pour les (riches) opérateurs. Techniquement justifiés ou bidons, ces travaux sont généreusement tarifés. Fatalement, le maintien en régie publique - et a fortiori le retour - de tout ou partie du traitement des ordures est toujours présenté comme... « compliqué » ! « Avant tout, il s'agit de neutraliser le bureau d'études », admet le patron d'une petite entreprise de taille nationale. L'argent liquide circule dans le monde merveilleux des ordures. Selon de multiples confidences, hélas anonymes, nombre de contrats avec des villes et des pays étrangers (Asie, Afrique, Moyen-Orient) sont réglés cash.

Sauve qui pue ! Tous les citoyens ne sont pas égaux devant le coût des ordures Comparer les performances des politiques de gestion des déchets ménagers aurait le mérite de traquer certaines facturations délirantes ; or, l'Etat s'y refuse. Révolté par cette passivité, un groupe de citoyens dégourdis a donc épluché la comptabilité de 160 groupements de communes (environ 20 millions d'habitants). Résultat de ce banc d'essai : le coût du traitement de 1 t de déchets (déchets triés plus ordures ménagères résiduelles) est quatre fois plus élevé dans le Sud Martinique qu'à Landivisiau ! Un écart inexplicable, sinon scandaleux. Tout aussi intrigante, la piètre performance du syndicat de communes de la vallée de Chevreuse, fief de la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet. Pour en savoir plus, consulter le site politicangels.com

Logiquement, les 25 millions de tonnes annuelles d'ordures ménagères tricolores devraient stimuler les diverses administrations en charge du contrôle de l'utilisation des deniers publics. Elles génèrent en effet un chiffre d'affaires au moins égal aux 5,95 milliards d'euros prélevés par les communes françaises sous la forme d'une taxe ou d'une redevance d'enlèvement des ordures ménagères. Le coût moyen par habitant (96 €) justifierait également des débats politiques fracassants. Or, « l'Etat ne joue pas son rôle de régulateur », tempête un haut fonctionnaire du ministère de l'Industrie. Un audit d'avril 2009, négligé par l'ex-ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo, pointait ainsi la grande solitude des élus locaux, pris en tenaille entre les industriels de l'agroalimentaire qui rechignent à abonder le fonds Eco-Emballages et les industriels du recyclage fermes sur les prix. « Non seulement on ne connaît pas les coûts, mais on ne fait rien pour les connaître », s'énerve un inspecteur général des finances. « Il n'y a pas d'équivalent, en environnement, du corps des Mines ou des Ponts », poursuit-il, en rêvant, dans son jargon, de marchés « cost plus fee » qui permettraient d'auditer les comptes des géants opulents, comme cela se pratique dans le nucléaire. Qui plus est, le système des syndicats intercommunaux n'a pas stimulé la surveillance mutuelle des élus : invisibles sur les radars démocratiques (ceux de la presse, notamment), ces assemblées s'en remettent à quelques spécialistes épaulés par des services techniques, en pariant aveuglément sur le désintéressement absolu des uns et des autres. « Face à nous, on a de vrais acheteurs avec des techniciens de très haut niveau qui comparent », s'insurge tout de même Didier Imbert, directeur du développement de Sita France. A voir...

Le coût moyen par habitant (96 €) justifierait des débats politiques fracassants. Or, « l'Etat ne joue pas son rôle de régulateur ».

Dans une époque où l'argent public est pourtant rare, en effet, il n'existe pas d'indicateur national comparant le coût de 1 t d'ordure à Istres, à Sedan et à Angers. Sept ans après le rapport de la distinguée Cour des comptes ! Certes, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) travaille à une comptabilité unifiée, mais ses velléités peinent à se concrétiser. La libre administration des collectivités locales passerait par des normes comptables trop disparates pour permettre des comparaisons ! « Trop compliqué », se lamente Christian Militon, chef du service planification et observation des déchets de l'agence. Décidément... Ulcérés par cette coûteuse indolence, un aréopage de citoyens rassemblés sous la bannière « Politic Angels » a établi son propre benchmarking. François Lainée, l'un de ses porte-parole, nous a présenté l'appareil statistique, établi avec les outils mathématiques des cabinets d'audit et la ruse des outsiders. Tant sur le volume de déchets produits par habitant que sur le coût du service, les écarts pointés sont extravagants : de un à trois ! Pis, cette élasticité énormissime ne répond à aucune logique. Un même prestataire peut pratiquer des prix à la tête du client, sans le justifier par le volume traité, la densité démographique ou quelque autre critère objectif. « Nous estimons un potentiel d'amélioration de l'ordre de 7 à 12 %, soit une économie annuelle de 450 à 900 millions d'euros », conclut notre « angel », prêt à relever le défid'un débat ouvert avec les pouvoirs publics (voir encadré p. 64).

Une autre approche, idéologique celle-là, a conduit un fidèle de Jean-Luc Mélenchon, Gabriel Amard, à réclamer aussi davantage de transparence. Président d'une communauté d'agglomération de l'Essonne, il a ramené les poubelles dans le giron public, sans augmenter la facture de ses administrés - malgré un service meilleur. Mais cette démarche à contre-courant est isolée. Assumer les emprunts nécessaires aux investissements, objectivement lourds ? La majorité des collectivités locales préfèrent une méthode plus discrète, mais aussi plus onéreuse : le privé investit, mais sans risque puisqu'il est assuré de se refaire en gonflant les factures. « Dans le meilleur des cas, le consommateur de service paye à hauteur de l'économie réalisée par le contribuable », ironise Gabriel Amard.

Quelle déontologie ?

Le plus souvent, les entreprises qui gèrent les outils destinés au service public peuvent même les rentabiliser doublement. « Le matin, les bennes sont amorties grâce aux marchés publics, et, l'après-midi, les mêmes véhicules tournent pour les marchés privés, évacuant des déchets industriels. Et, pour une usine de traitement, c'est pareil », enrage encore Amard. Le service public se trouve renchéri ? Peut-être, mais la tranquillité n'a pas de prix ! « Je vous assure que les collectivités tirent des bénéfices de l'utilisation des outils qu'elles financent », se défend Pascal Gauthier, le président de Veolia Propreté France. Ce dernier n'a pas souhaité pour autant communiquer à Marianne les contrats rédigés par ces collectivités si exigeantes...

Avant de présider le conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini fut employé par Véolia... qui a racheté la société de son frère.

Le business se déploie ainsi, profitant de la répugnance des pouvoirs publics à assumer le sale boulot, tandis que les citoyens producteurs de déchets sont surtout pressés de s'en débarrasser. Mais les entreprises savent que leur professionnalisme - incontestable - ne suffit pas à pérenniser les rentes de situation. L'influence, la communication, le lobbying sont les adjuvants indispensables de leur compétence technique. Petites et grandes maisons sont donc aux petits soins pour leurs clients quasi captifs. Verser l'obole généreuse - quelques centaines d'euros pour un encart publicitaire dans le journal municipal ou plusieurs centaines de milliers pour un musée - aide à se rendre indispensable. Festivals de musique et compétitions sportives permettent de démontrer son « ancrage dans la vie locale » et d'obliger les notables et les journalistes en distribuant les invitations. « Pour les salariés de Sita Nord, c'est une fierté de savoir que leur entreprise sponsorise le club de football de Valenciennes », jure-t-on au siège de Suez Environnement. Récemment interrogé par le Midi libre sur son investissement dans le rugby, Louis Nicollin ne botte pas en touche. « Attendez, le rugby, je l'ai fait à Béziers, ça m'a coûté entre 2,5 et 3 millions d'euros. A Montpellier, on m'a demandé de mettre 600 000 €. » Qui ? « On va dire tout un conglomérat de personnes, répond-il en souriant. Le sport, ça ne te fait pas gagner un marché, mais ça te permet d'être reçu. Ça te donne un temps d'avance. » Contacté par Marianne pour évoquer sa carrière, jalonnée de coups d'éclat et de condamnations, Louis Nicollin fait savoir qu'il est « occupé pendant la semaine et ne reçoit pas le week-end ». Au-delà, une stratégie plus souterraine et plus efficace vise à créer une symbiose entre le monde des élus, de droite ou de gauche, et celui des firmes, notamment Veolia et Suez, qui gèrent, outre les déchets, l'eau, les transports et l'énergie. Cas d'école : avant d'être le puissant pré-sident du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini a été un petit élu employé par Veolia. Or, heureuse coïncidence, c'est encore Veolia qui a acheté la société de son frère Alexandre (plus de 33 millions d'euros, payés pour partie en liquide et à l'étranger). S'est ainsi créée entre l'ex-président Henri Proglio et la famille Guérini une relation d'amitié qui intéresse la justice... Décidément généreux, Veolia permet aussi à Dominique de Villepin de relever l'étendard du gaullisme, en lui confiant quelques missions discrètes à l'étranger.

A Paris, deux procédures polluent l'atmosphère Même à Paris, capitale autocélébrée de l'intégrité politique depuis que Bertrand Delanoë a chassé la clique chiraquienne de l'Hôtel de Ville, le climat est, parfois, pestilentiel. Dans un jugement du 14 mars 2008, le tribunal administratif a condamné la municipalité à verser à la société Epes la somme de 1 539 467 €. Qu'estce qui justifie une si lourde condamnation au titre des dommages et intérêts ? Concrètement, Epes a été victime d'une grossière erreur de calcul qui a permis à sa concurrente, la société Derichebourg, de décrocher, notamment, la collecte des encombrants. Or, le jour même de l'attribution, un des membres de la commission d'appel d'offres, l'UMP Jean-François Legaret, avait explicitement signalé par écrit : « On a tra-fiqué le rapport ; on a bidouillé la grille de notation et on a changé la note pour aboutir à une autre décision. » Tablant sur une impunité, l'exécutif socialiste a voulu passer en force... Le même jour, mais dans une seconde affaire, le même tribunal a accordé 530 288 € à la même société Epes. En cause, cette fois : la collecte des déchets ménagers pour les IIIe et IVe arrondissements. Or, Jean-Pierre Hubert, le patron d'Epes, a pu démontrer que les dés étaient pipés. Pour l'écarter du marché au profit de la société Nicollin, la Ville de Paris avait sorti de son chapeau, in extremis, un critère de choix technique supplémentaire : soudain, elle refusait par principe les bennes roulant au gazole ! A moitié serein, Bertrand Delanoë a fait appel de la première condamnation mais pas de la seconde. Favoritisme ? Corruption ? Une information judiciaire ouverte le 21 juin 2006 a débouché sur quatre mises en examen, dont celles de l'ex-présidente PS de la commission d'appel d'offres, Mireille Flam, et de l'ex-présidente de la société Derichebourg. La procédure pénale, ouverte en 2006, vient d'être transférée à un juge d'instruction lyonnais... Il devra démêler une pelote poisseuse où se croisent une femme en minijupe échancrée pour sensibiliser des élus, des basketteurs en quête de subvention, et cet avocat appointé comme agent d'influence, qui se déclare en état de démence, et que Delanoë dit être une connaissance... « furtive » ! Prudent, l'adjoint parisien à la propreté, François Dagnaud, s'est fixé une règle. « Lorsqu'un opérateur sollicite un rendez-vous, je ne le reçois jamais seul et je laisse la porte ouverte », confie l'élu, qui préside aussi le Syctom, le syndicat qui traite les ordures ménagères de 84 communes franciliennes. Dans ce milieu, les invitations ne sont jamais désintéressées et les incendies de véhicules, rarement accidentels...

Condamnée depuis 2002 par l'Europe, la décharge d'Entressen à 50 km de Marseille, fermée en mars 2010, est au coeur de la procédure judiciaire qui vise les frères Guérini.

De son côté, l'ex-Lyonnaise a, entre autre, salarié Monique Lang, épouse de Jack. Des toboggans permettent de glisser des cabinets ministériels vers les prestataires de services, et réciproquement, au risque de quelques cabrioles déontologiques. Sans rire, le président de Veolia Propreté France rétorque pourtant : « Si des citoyens qui s'investissent dans la vie associative ou municipale se retrouvent chez nous, c'est essentiellement en raison de l'engagement environnemental et territorial de Veolia. »

Ces superéboueurs saturent le paysage de leur dévotion écologique mais se drapent dans le secret industriel dès qu'ils sont mis en cause !

De telles motivations animent assurément l'ancien ministre François Léotard. Ex-maire de Fréjus, il avait signé avec Francis Pizzorno des contrats où la concurrence était, dixit la chambre régionale des comptes de Paca, « carrément dévoyée par le recours à des avenants modifiant la nature, l'étendue et le coût des prestations, bouleversant ainsi l'économie générale du marché ». Ayant renoncé à la politique, « Léo » a été intégré au conseil d'administration du Groupe Pizzorno Environnement et est devenu VRP de luxe pour l'Afrique... Autre indice de ces relations incestueuses : les mêmes communicants, à l'instar d'Euro RSCG, servent simultanément les intérêts publics et privés.

Ainsi chloroformées, certaines associations d'élus ne voient aucun mal à financer leur lobbying grâce au... lobbying des géants qu'ils font vivre. Sites Internet, congrès annuels, annuaires, colloques des grandes villes, des petites villes, des communautés de communes ou des départements : cette « com » serait plus modeste sans les publicités aux couleurs « développement durable » des superéboueurs. Bizarrement, ces entreprises qui saturent le paysage de leur dévotion écologiste se drapent volontiers dans le secret industriel dès qu'elles sont mises en cause !

Opacité commerciale...

Le secteur des ordures n'a donc pas fini de turbiner, comme une formidable usine à fantasmes. « Le secteur s'assainit, rassure pourtant Loïc Mahévas, directeur général du bureau d'études indépendant Service public 2000. Au fil des renouvellements de contrats, les anomalies sont peu à peu corrigées. » Ouf ! A la différence de la Campanie italienne, qui ne parvient pas à se défaire de l'emprise de la pieuvre mafieuse, la France serait donc en voie de banaliser son marché des ordures. On respire ! Hélas, compte tenu de l'opacité tolérée, voire maintenue, par les pouvoirs publics, nul ne peut déterminer de manière incontestable l'ampleur des survivances d'un passé prétendument révolu. Et, surtout, est-il saugrenu de poser cette question : comment le meilleur rapport coût-efficacité, qui requiert une certaine transparence, saurait-il s'accorder avec la quête du profit commercial, forcément opaque ?

DANIEL BERNARD